‹ La philosophie de PlatonChapitre 183 sur 260 · Ev TOÛToif ÊvTpaf £vn(, ib · texte numérisé non relu

Ev TOÛToif ÊvTpaf £vn(, ib

PRINCIPE DBS NOUnnSS INTERMÉDIAIRES 279

Les nombres, d'après les pythagoriciens, sont antérieurs et supérieurs aux choses. Antérieurs, ipuott icpÛToi *, car les lois mathématiques sont vraies avant que les êtres viennent s'y soumettre et subsistent encore après eux; supérieurs, puisqu'ils gouvernent les choses et les expliquent. Tout ce qui est, est fait avec poids et mesure, peut se calculer et se compter : < Le ciel tout entier est une harmonie et un nombre '. >

Jusqu'ici le pythagorisme et le platonisme sont d'accord. Le point de départ est le même : la généralioo sensible ; et au-dessus des phénomènes, Pythagore et Platon aperçoivent également des rapports immuables, genres, espèces, lois, nombres, peu importe le nom qu'on leur donne.

Ce qui importe, c'est de déterminer exactement la relation des nombres aux choses. Les nombres sont-ils simplement les modèles des choses, ou en sont-ils les éléments constitutifs? existent-ils dans les choses mêmes, ou en sont-ils séparés? Sur ce point, la pensée des Pythagoriciens semble avoir été incertaine. Tantôt ils répètent que les choses sont des imitations des nombres, &ixot(d- (jiaTa ', tantôt que les nombres sont les choses mêmes *. Cette dernière doctrine paraît avoir été la plus orthodoxe parmi les vrais pythagoriciens. En tout cas, c'est la doctrine de Philolaiis, dont les ouvrages étaient entre les mains de Platon *. — Aristote marque admirablement la différence du platonisme et du pythagorisme sur cette

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