‹ La philosophie de PlatonChapitre 190 sur 260 · Janitil., ad Nie. ariib., Wi · texte numérisé non relu

Janitil., ad Nie. ariib., Wi

i. "0 àylfiiiiv xaî ap/wv iTtivtiav %tiz, eff èt\ itiv... Pliil,, Oe imtndi opit., 24. (Boeckii, 19.)

286 LA rHiLOsorKtE ue platom

il est son clrriiel ennemi. La vùrilé seule ooQvienl. » I9 nature du inmilu-e ; elle esl née avec lui '. »

Dieu esl ilouc le principe de l'être, puisque tout l'être est dans les nombres; le principe de la pensée, puisque toute vérité est dans les nombres et que snns te^ nombres il n'y a point de eunnnissancc possible. Mais Dieu est-il Béparê du monde? — Nous savons que le nombre est l'essence du nombre; Dieu esl done l'essence même des choses. Le iircmier prinei]ie pénètre jusque dans riqiposiliim des |tliénoni(;nes et en forme l'unité; it n'est point séparé de In diversité sensible, d .ni il esl la substance. Hais, d'autre [>url, il ne s'épuise pas dans les pliénrjménes qui le manifestent, et sous ee rapport il existe en soi. Tout en iiroduisanl lu niulliplicité, il ilcmoure l'unité. Voilà ijoutxiuoi les pytbagorieiens appellent le nombre tantôt le moilèlc, tauti'it la substance même des choses; il e^l répandu dans l'univers, et, mettant en toutes choses l'harmonie, il ren<l toutes choses coiinaissables ; mais en luênie temps il est ineonnoissalde en lui-même. Ecoulons Pliilolaiis : » L'essence des choses, qui est éternelle, et la nature en soi, tombent sous la connaissance divine et non humaine; nous n'en connaissons que l'ombre, et encore celle connaissance imparfaite ne serait-elle pas possihle si l'essence ne se trouvait pas au dedans des choses dont le monde est formé, tanl liuies qu'infinies *. 1 Dieu est donc au-dessus et au dedans des choses. II est au commencement de l'univers et se retrouve dans son développement. En un sens, l'Un esl le principe des choses et coulient eu soi d'une manière indiscernable les deu.x contraires.

f/Ail

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