‹ La philosophie de PlatonChapitre 193 sur 260 · UiL, XIV · texte numérisé non relu

UiL, XIV

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PRINCIPE DES NOMBJIES INTE^MÉOIAIRE;^

■ " "'t passive : l'ua aspire, l'autre est a&piréè. Dieu est donc positif, tandis que la matière est négative. La diffé- .e des êtres a sa véritable cause dans le principe déter- .: nant, et la matière indéfinie n'en est que la condition. L'aspiration éternelle de la matière par l'unité introduit dans le monde le bien, en même temps que le nombre et l'harmonie; mais le mal n'en est pas moins éternel. Dieu ne peut aspirer toute la matière ; il ne peut rendre toutes choses parfaites ; il y tend seulement de toute sa puissance : le très beau et le très bon ne sont donc point dès le commencement des choses ; ils ne surviennent que par le développement de l'essence divine dans le monde K

V. Les doctrines physiques et psychologiques des Pythagoriciens sont en rapport avec leur théorie métaphysique. Pour expliquer les choses, il faut les ramener au nombre, qui rend tout intelligible. C'est le parfait qui explique l'imparfait. Le plus bel arrangement des choses est aussi le plus vrai. De là une sorte de physique par les causes finales, mais différente des doctrines platoniques. La cause finale des Pythagoriciens n'est pas un but que se propose avec conscience le principe divin, mais une sorte d'expansion fatale et mathématique du bien dans toutes choses. La terre, par exemple, ne doit pas être le centre du monde, car elle est le séjour de nombreuses imperfections, et elle est par elle-même ténébreuse. Le centre du monde doit être lumineux, parce que la lumière fait partie de la série du bien; il doit être immobile, parce que le repos est supérieur au mouvement et fait aussi partie de la série du bien. Les astres doivent décrire autour du feu central des lignes circulaires, parce que le mouvement circulaire, revenant sur lui-même, est le plus parfait. Les intervalles des planètes doivent être

1. Nous verrons plus loia comment Speusippe abandonna le platonisme pour revenir à la théorie pytliagoricienne.

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