Phil., ap. Stob\ I, 10. . .u
conespund à l'universel, à l'unilé; elle est eUe-môme une eL universelle, el elle parlage l'immorlalilé de son objet '.
VII. L'âme eal dans le corps comme en une prison ', el elle est appelée à liilleT sans cesse, sans avoir le ilroil de (juiller son poste, contre le principe du mal. Tout bien a sa source dans l'unité, et dans l'ordre ou l'harmonie, la proportion, la mesure, qui ne sont que l'unité manifesièe par les choses multiples. Tout mal prend son origine daus la djade — c'esl-à-dire dans la division, la disproportion, la dissonance — el dans la matière corporelle, qui n'est que l'assemhlagc de toutes ces qualités devenues pal|iahles el visibles. L'Iinmme vertueux est eeluiqui se coufiu'uie aux lois de hi raison el fjui règle sa vie à l'imilaliiin de Dieu. De mi^me que rharmnnie est produite par l'accord des sons graves et des sons aigus, de même la vertu naît de l'ac&ml des diverses parties de l'âme sous la loi de la raison ; aussi la vertu est-elle une harmonie. La justice est l'égalité parfaite ou la réciprocité dans le droit, elson symbole matériel est le carré parfait. L'aniilié est l'êgahlê parfaite et la réciprocité dans l'affection el le dévouement. Quant à la politiiiuc des Pythagoriciens, l'idée de l'unité la domine, comme leur morale, comme leur philosophie tout entière,
VIII. On voil tout ce que Platon doit aux Pythagoriciens. Comme eux, d cherche la science au-dessus des phénomènes sensibles , dans les choses intelligibles; comme eux, il admet que les nombres gouvernent toutes choses. Mais les Pythagoriciens s'en tiennent aux notions générales des mathématiques, tandis que Platon les regarde seulement comme des inlermédiaires. Pythagore s'arrête