CHAPITRE V
LE PRINCIPE DE l'cnITÉ — SÉMOPDANB PARMÉMDE — ZÉ^ON
I. XiNOPHARE. Commeat il démontre que Dieu eat un et n'est pas engendré, et qu'en général rien de ce qui esl n'est engendre. Profondeur de cette argumen talion. Ce que Platon eu a conservé; ce qu'il a rejeté. VUh'p,. solution de l'antinomie éléatique entre l'être et le ncin-flre. — II. PaihiSnide. Unité de l'Être. Caractère de cette unité. Ksl-elle vide irèlre et de pensée? Préjugés répandus au sujet de Parménidc. — III. ZtoON. Sa dialectique.
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Les Éléates s'enferment dans runité. Ce n'est plus, comme le remarque Arislole, l'unilé de matière des premiers physiciens, la substance virluolle d'où se développent les phénomènes; c'est l'unité de l'ftire hors duquel il n'y a rien et qui demeure éternelloineiU iiniuobile dans son identité '. La nature n'est qu'une ap]iareiice, objel de l'opinion trompeuse; la raison ne reiioiiiiaîl que l'unité absolue.
Platon n'établira pas entre l'opinion et la raison une opposition plus marquée que les Éléates; il n'ira même pas aussi loin qu'eux : car, loin de retrancher toute valeur aux données des sens, il s'en ser\iia comme de [(oinl d'appui pour son ascension dialectique. Selou Platon, le