‹ La philosophie de PlatonChapitre 205 sur 260 · Arist., Xin., Zén, et Gorg · texte numérisé non relu

Arist., Xin., Zén, et Gorg

elJe l'est. pui-îiiiiVlIc a sa rai««ii el son priiiei|ic dans

qut'lf]uc ]iiTret'liuii (ImiL i'IIm [iDrlicipe; elk ue l'esl pas. pui!i4[ue. si elle i'iait [juremcnl et siinpleiiiBnt ce (juV'St sa osuse, rlle c'en différerait poinl. Donc Dieu esl et n'est pas ce qu'est le monde; ce qui fait qu'on peut tcml lui allrihiter en un sens, el qu'en un nuire sens on ne )>eul rien lui atlriliuer; ou en peut tout dire et on n'en peut rien dire. Xéno[ih«ne insistaîl surtout sur l'opposition de Dieu el du inomk' ; » Dieu esl éternel, un etspLérique; U n'est ni indelini ni fini ; car èlre imlèfini, c'est n'être pas, c'osl n'avoir ni milieu, ni eomniencemenl, ni (in, ni aucune autre partie ; c'est ainsi qu'est l'indèlini; or l'être ne jH-'ul [las ëlre comme le iiou-rtre. It'uu autre cùté, pnur qu'il fût lini, il faudrait ([u'it tût plusieurs; or l'unité n'admet pas plus la pluriililé que la noii-exislence : l'uriilé n'a rien qui la limite'. . Platon, en conservant celte arffuraenlalion, ajouli.^ raidilliêse et élahlit ainsi la ihêorte de la participalitiu. La pari ici] utliou esl |iréeisèment ce que niait Xénopliaue. qui eonRiudail le seiuLilalile aveu l'identique el couséquenuneiil ne pouvait sortir de Tunilé. Platon, au contraire, montre dans le Saphhte et laisse entendre dans le Parménitle qu'il y a une certaine manière d'Être et de n'être pas tout â la fois telle ou telle chose, n introduit entre l'être pur et le néant pur le moyeu terme du non- être relatif, par lequel le monde devient possible. De plus, il place ce principe de l'autre, de la différence, du non-être, dans le sein même de l'Être, ce qui constitue les diverses perfections intelligibles de l'Ètre-Un, ou les Idées. Comme on le voit, l'argiimeutalion de Xénophane esl le plus prand efl'ort qu'on ail t'ait pour poser Dieu dans son unité solitaire, exclusive de toute autre existence ; et la théorie des Idées de Platon est le plus grand effort qu'on ait fait pour placer en Dieu même les raisons éminentes des autres existences et les principes réels de leur possibilité. t. Arist., X4n., 2 en, et Gorg.

LE PRINCIPli DE l'unité 30â

11. La pensée des Éléates, déjà si précise avec Xénophane, se formule plus neltement encore cliez Parniénide.

( Parménide me paraît tout à la fois respectable el redoutable, pour me servir des termes d'Homùre... ; il y a dans ses discours une profondeur tout à fait extraordinaire. J'ai donc grand'peur que nous ne comprcoioiiâ point ses paroles et encore moins sa pensée '. * C'est en ces termes, on s'en souvient, que Platon parle de Parménide, dont la doctrine exerça tant d'influence sur la sienne, mais dont il rejette les conclusions négalivtis avec d'autant plus d'énergie qu'il sent bien que, sans la théorie des Idées, il se retrouverait lui-même à chaque instant sur k pente de l'Ëléatisme.

Comme Xénophane, Parménide se retranche dans l'absolu et supprime toute relation. Point de milieu pour lui. « Il faut, dit-il, admettre d'une niamêre afeolue (iciï(iitoiv) ou l'être ou le non-être... La décision à ce sujet est tout entière dans ces mots : être ou non-être, Ëtniv 4\ oùx ïOTtv '? Or on ne peut connaître le non-être, puisqu'il est impossible, ni l'exprimer en paroles... Il ne leslc donc plus qu'un procédé : poser l'être, et dire : il est, ettî ^. Dans cette voie, bien des signes se présenleut [lour montrer que l'être est sans naissance et sans dcslructiou, qui! est un tout d'une seule espèce (oSXov y.ot6y^téi te), immobile et sans bornes (arpt^it ^S ' itùtaxit) ; qu'il u'u ni passé ni futur, puisqu'il est maintenant tout entier à la fois, et qu'il est un sans discontinuité (& <njvExci;) '. > On croirait lire les pages du Timée et du Parménide où Platon montre l'Être éternel supérieur à toutes nos distinctions de présent, de passé et de futur, et le pose en disant comme Parménide : il est, iini. « Quelle oiigine

i. ThéH., 184, a.

2. Vers 66, 70. OCtios \ itâ|jiitov icE)i|i.Ev ffiliat ïu-it r, ov/J. — 'H 8è xpiïi; itep'i toÛtuv iv tù S' ? ti'v "Ecttiv î, (.1/. ë<rtiv.

3. Mdvo; S' ëti |j.ûOo< ôSoîo Xeimiai : u; ia-zi. Vciii ti7 el W.

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