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chercherais-tu à l'être? Je ne le laisserai ni dire ni penser qu'il vient du non-être, carie non-être ne peut se dire ni se comprendre. Et quelle nécessité, agissant après plulùt <iu'avanl, aurait poussé l'être à sortir du néant? Donc il f.iul admettre absolument ou l'être ou le non-être. Et jamais de l'être la raison ne pourra faire sortir autre chose que lui-même. C'est pourquoi le destin ne lâche point ses liens de manière à permettre à l'être de naître ou de périr, mais le maintient immobile'. » On comprend l'admiration Ae Platon pour une telle vigueur de pensée. Il complétera Parménide en ajoutant à l'être absolu les genres de l'être, les Idées, qui rendent possible la pluralité; mais il conservera l'Être absolu de Parménide pour le placer au sommet de la dialectique.
On a interprété la doctrine de Parménide. dans deux sons opposés. D'après quelques historiens, cette doctrine uiist qu'un naturalisme raffiné : t Le Dieu de Parménide n'est encore que le monde, étendu, quoique sans division, SDUS la forme d'une sphère immobile... La pensée n'est, aux yeux de ces idéalistes ou spiritualistes prétendus, ni séparée ni réellement différente de la sensation '. » Mais, stïlon nous, la comparaison de l'être avec une sphère est Imte métaphorique, et en tout cas c'est une simple comparai^n (sipai'pri IvaÀ(Yxiov). « L'être possède la perfection sii[»rême, étant semblable à une sphère entièrement ronde, qui du centre à la circonférence serait partout égale et pareille ; car il ne peut y avoir dans l'être une partie plus lorle ou plus faible que l'autre '. » Ce qui prouve que Parménide ne donne point à l'être une forme réellement sphérique, c'est qu'il le déclare lui-même sans bornes, àTeXeu- TTjTov, sans commencement ni fin, dîvapj^ov aitauarov *. L-." mot àTeXEUTTiTtJv est synonyme du mot infini, pris dans son