Gen. et corr., I
La philosophie de platoh
intnxJuil la ilistinclion et la inultiplicité dans l'imilé. Un Ici jvrinripi-, s'il est seul, exclu! dom* loule science. Plalon :iiJint'l cr- p)'iiici|it', mais il y jmul son iinlilh<>$e i;t nmnlre la syiillii'su' lies deui. La science siippogp la distinction de l'être el de ses genres, que Parmcnide n'a (las faile. Clioque genre île l'ôtrc n'est pas l'être, et cepcnJaal il n'est (tus le néant. Il y a donc un milieu entre l'êlre et le néant; il y a un non-èlre relatif. Celte conception des genres elrniels de l'ûlre, ou des Idées, rend possible, selon Plutiin, le iiHiiule extérieur, dont le système de Parménide iinjiliijuail lu ncgutioa.
m. Zenon, qui développa toutes les conséquences de ce système, passe pour l'inventeur de la dialectique ', et il mériterait ce nom si la dialectique était simplement l'art de discuter. Parménide, comme le remarque avec raison Proclus *, se bornait à poser le princi[ie dogmatique de l'Èlre; Zéoon procédait par la destruction du principe opposé, La première méthode était positive, la Eceoinle négative, t Parménide est comme la raison pure (6 voCç), dont l'objet est de contempler l'Etre; Zenon, comme la science discursive (Suxvo'.i), qui doit voir aussi ce qui est opposé, et d'uu côté approuver le vrai, de l'autre confondre le faux^. » « Mon ouvrage, dit Zenon dans le l'arménkle, répond aux partisans Je la pluralité et leur renvoie leurs objections, et même au delà, essayant de démontrer qu'à tout bien considérer, la supposition que la pluralité est conduit à des conscqueuces encore plus ridicules que la supposition que tout est uu ' ... Par exenijde, si les êtres sont multiples, il faut qu'ils soient à la fois semblables et dissemblables entre eux *. > Ce
i. Diog., IX, 25.