‹ La philosophie de PlatonChapitre 211 sur 260 · Paul Janel, Dial. de PL. d · texte numérisé non relu

Paul Janel, Dial. de PL. d

919 t.A PHILOSOPHIE DE PUTOK

Ct9X HP Tf»ir qii'Ttn rôlô ties clmsps ([tic rl'ii percevoir o\Hnflivptnrnt iliins l'itilnn Ui « vi'iiii; ai'i^ulive >, la (lialiM-li(|ue ti'<nr)ui«>i)n(>. La mi'llinilf ij<* Plutn» rvl plus brfreincnl

poiii[>rclii^iisïve : v\h: l'iiilinissc Idiis les [M'ocolés rêpnUirre rift t'ititpUijîence htimairn'. fl [ircml wtri |toinl de «leparl dans l'expérience «vnnl de s'tilever aux plus liaules conceptitras de In raistin pure. Mais on no [mjiU niiT tout ce que PlnUjn flmlà l'éeulefl'Êiée. Piirinéiiiile lui availuppm la tlislinclion jirnfoinlo qui existe entre l'o|iinion et la science; Zénun lui fil «"(miiircndreladislinctionfuitéxisle, dans la science même, entre la raison intuitive el la raison disciirs^ive, 1b vô^ati qui ti'attiiche à l'uuilé ]iure, et la Stâvoii t|in relie In lunlliplicité réelle ou a])pureiile a l'unité primitive '. L'éléatisme se relrnuvora Inut entier dans la théorie des Mèes, irmis à sa véritable place, et s'y conciliera avec d'autres diwlrines éfînlemPDl vraies, quoique également exclusives en elles-ménies.

i. Platon a sans doute emprunté à Zenon beaucoup d'arguments ijii'oo rolrouve dans le Farménide. Apre» tes qiialre arRuinunis céttbres de Zenon conlre le mouvement, Arisiole (P/ii/.«.. VI, 9) en rapporte d'autres fort curieux; Cousin (PftiV. uni;, [V. fit) croit, sans motif, que ces arguments no doivent pas êlre altribuos à Zi^non. — Changer, c'est n'être ni ce qu'on était ni ce qu'on sera; on n'est plus ce qu'on était, autrement il n'y aurait pas en de mouvcm'int; an n'est pa!< ce à quai t'ou teud, car il n'y aurait pas tiesoin de mouvement. Le ctiangement et te mouvement ne peuvent donc avoir lieu ni dans ce qu'on était ni dans ce qu'on sera, ni dans l'un et dans l'aulre, mais dans ce (^ui n'est ni l'un ni raulrc, c'est-a-dire dans rien, CE qui est impossitile. La Iroisième thèse du Farmf'nitli; nous semble une réponse à cet argument : Platon y fait voir qne cette cbose qui n'est ni l'un ni l'autre des contraires, sana cependant Èlro un pur néant, c'est Yinstani, limite commune du pa,ssé et de l'avenir. Zenon montrait aussi que le mouvement circulaire impliquerait à la fois le mouvement et le repos, ce que Platon admet et explique.

Page 1