‹ La philosophie de PlatonChapitre 213 sur 260 · Porphyr., ap. Euseb., Prep. Ev., X · texte numérisé non relu

Porphyr., ap. Euseb., Prep. Ev., X

La PHrLOSOPtUE DE PLATON

Didgène '. HftfîH el Croie ndinirpiil l'ellt^ Jocliine de Proligoras sur h rdalivilé «le nos Cûnuaissaiicps, L'c\[»osilion qu'eu Tail Platun liaiw In Thi'-etète est sans doulc adiuii-able, et Pl.iton eiiilK'llit ladodrine de son adversaire jiar la urofomlKiir iju'il y ajoute; mais coniinenl uier les const^ijiicnccs sfiipliques auxquelles une semblable doc- Irine aboutit? Le but de Prolagoras ne peut Aire comparé à c«lui ijue se proposenl un Kunl ou un Hegel dans leurs ouvrages. C'est dans l'iulcrèl ile la rlielomiue et de la sophistique rue ProlOj,'oras convertit la vérilé en uue sini|ile ap|iarruee : il veut que l'art dt- juoduire l'apparence par le discours acquière ainsi une [dus graudc latitude, t Le sage, dit-il dans le diologui* de Platon, est comme le médeein de l'âme : il ne peut pas faire naître dans l'âme des pensées plus vraies, car tout ee qu'elle pense est vrai; mais il peut en faire naître de meilleures et de plus utiles; il <;uérit ainsi les âmes, tant celles des particuliers que celles des Etats, puisque, par la jmissance de la parole, il leur procure des sensations ou des opinions bonnes et utiles '. > Il ne s'agit pas ici du bien en soi, mais du bien sensible, de l'agréable ou de l'utile. Protagoras ne semble pas s'être dissiuudé <ju'avee celle doctrine c'en est fait de la valeur universelle des [troposilious; aussi, sur toutes cboses, les contraires |ieuvcnt-ils être affirmés '. Les vérités géométriques elles-mf-mcs sont attaquables; car, dans le monde sensible, il n'y a absolument pas de lignes, soil droites, soit courbes, telles qu'on les suppose *. Les gémnètres raisonnent donc, eux aussi, sur des apparences. On peut et on doit les contredire. Ou plulùl il ne faut contredire pei-sonne, parce que toute

4.Plat.,rArfèi.,151,sqq;Craiyi.,385.Apist.,itfrt.,VU, IO;X[,iî. S.si;(. iîmpir., Htjp. Pyrrh., I, 218; Dio^., lï.

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