CHAPITRE VII
LE PRINCll'E DU BIEN — SOCHATR
Nous ne diroua quR fiiieliii(?s mots de Socrale, auquel nous avons consacré un travail pnrliciilier.
■ La niéllinde logique ih Jivisiou pr genres et d'induc- (ion, et lu niétliode psychologique d'obs^irvalinii intérieure, [)ratiquées pnr Socraie, se retrouvent dans Plu Ion avec une valeur ontolo^çiqne qu'elles n'avaient pas d'abord.
La définition universelle ou notion (ké-^oi), purement logique dans Sociate et non séparée des objels, est devenue l'Idée de Platon, qui subsiste en elle- même.
Les théories socratiques de la réminisoence et de l'amour enveloppaient aussi la doctrine des Idées. Cette vérité et cette science universelle dont notre âme est grosse, cet idéal de beauté et de bonté que ceux qui aiment poursuivent en commun, Platon en plagia la véritable origine dans un monde supérieur.
Comme l'Intelligence, la volonté, d'après Socrale, poui^ suit l'universel et tond toujours au Bien : de même que la raison détlnit universellement (îpiÇetrOiXL xkOoXi/u), le cœur désire et veut universellement. Cette cause finale du vouloir, cet élément général de toute activité, est encore l'Idée platonicienne.
C'est surtout par sa notion du Bien que Socrate prépare le platonisme. On peut dire qu'il a introduit dans la