‹ La philosophie de PlatonChapitre 221 sur 260 · II · texte numérisé non relu

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' 2. Voy. une excellente apprécialion de la méthode mégarique dans la Dialectique de Platon de M. Janet (p. 29). 3; Ib. (p. 164J.

LA PHILOSOPMIti DE PLâTOft

vicieuse '. • Miiinlcnanl Euclide rejHoil-il toul à la fuis la déjinilioii cl l'evj.linition îinalogiijue. ih manière ù rcacliRiir sur Aiilisilà-ne!*; au ne rejeluil-iJ l'analogie nue parce ({u'il fiJiut-(lait lu defiiiilion? Celle deraière n|,inioQ senilile plus [in.lialjje : . Si les termes simt analofnifs, dil Kuvliiîe, il laiil mieux soecuper .Je la chose elle' mi^me », c'esl-A-dire qu'il vaul mieux revenir à la délinJliou, (ju'AnliNtlitMies prétendait remplacer, et étudier les clrnses en elles-mêmes dans leur essence. L'élude de l'essence était le procédé de l'arménide, comme celui de Soerule; on ne voit pas pnnnjuoi Euclide se serait mis en désaccord sur un [loinl aussi grave avec ses deux maîtres. Hi-jelcr les délinitions el l'élude des choses en elles-mêmes, c'eût élé rendre lonle science impossible el abonttrau sceplicismc. La doctrine de Mégare n'esl nullement sce[>li(jne.

II. Nous n'avons d'ailleurs sur celle doctrine que des traditions très dcfeclueuscs. Euclide étant lout à la fois disciple des Êléates el de Soci-ale, il esl prolmblo à priori qu'il dul combiner le princi[>e de l'Unité avec celui du Bien. C'est ce que sendile confirmer celle phrase de Cicéron : . Les Mû({ariques enseignaient que cela seul est le bien, qui est un, toujours semblable et identique à soi-même, /d solum ùonum esse dicebant quod esset tinu>n et simile el idem semper '. » Le princi]ie d 'Euclide sérail donc l'idenlilé de l'Unité éléate avec le Bien socialique. Parroéiiide lui-même appelait VÉlre-un ce qu'il y a de plus parfait, sans donner, il esl vrai, à cette perfection aucun caractère moral ^. De son crllé, Socrate montrait une gronde tendance a placer le bien dans l'harmonie, dans l'ordre, dans l'unité. Le disciple de Parmcnide el de Socrale ne pouvait manquer d'aboutir à

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