Soph., 244, b, c, d
même. Celle pluniliié, ne corres(tondunl qu'à des noms, ne devail pas être poureui r»H>l!e el absolue. Ell« n'exprimait qu'un poinl de vue relatif, qu'une voriclé d*asp*3cts tout apparenle dans le Bien. Sagene, Intelligence, Dieu. ce sont des noms el non des choses. Pourlant ces noms doivent avoir un objet : il y a donc plusieiire formes du Bien relalivemenl à nous, quoique le Bien soit un en luimOnie , Bd dehuiii du Bien et de ses formes, tout est nonélre.
Ces fwmes, Platon les appelle des Idées, parée que son luiliilude est de prt^ter à autrui son propre langage afin dVtre plus clair. Dans la pluralité des noms, il operçoil quelque chose d'analogue aux Idées; cela lui suffit, et ce que les Mégariques appelaient peul-êlre les noins dtvert du Bien, il l'appelle d'un terme plus propre, quoique vogue encore, les genres ou les Idées ',
« Les adversaires (des Alomisles), par une sage précaution (jAali eùiaSioc), les combatlenl des hauteurs de l'invisible (avtoOev iï iefârou wJQiv ijxwovTau) •. » Ces expressions semblent bien désigner une école éléalique qui se place (oui d'abord dans l'invisible, comme Parméuide, el qui de là accable ses adversaires, comme Zenon. « Ils ramènent de force la véritable existence à certaines formes intelligibles et incorporelles {v6r,Ta Sm xal àiïwiAXTï eÏStj fiiaïtSfievoi r)[v dtXïj9tvï|v oisîav titan). » Le mot fiaî<iu.£vot indique de violents efforts de dialectique, analogues à ceux de Zenon. Quant aux formes intelligibles, c'est une expression assez vague, comme l'indique le mot S-rra. On dirait que Platon cherche un lerme pour les désigner nettement, et s'arrête au mol tïSi), sans qu'on puisse attribuer ce terme aux Mêgariques eux-mêmes. » Quant aux corps, dont parlent les autres el qu'ils appelleut la réalité, ils les divisent en parcelles dans leurs raisonnements (x%t^
1. Comme l'a remarqué Rider, le mol slSo^ a un sens très large dans Platon.