LES SUCCESSEURS DE PLATON — SPEUSIPPE ET XÉNOCRATE
Spkdbippï. — I, Le premier principe. Comment Spcusippe substitue ûl'ODilË iiJeatique au bien rUiiïtëqui n'est pan encore le bien. L'ursïté primitive est un germe imparfait qui n'est ni le bien, ni l'essence, ni l'intelligersee. — II. /.a matière. — IIL Les Idées. Comment Speiisippe les rejette. — IV. La nuiure.
Xénocbate. — I. tw /rfees confondues avec les nombre» mathématiques. — IL Dieu est le monde.
La philosophie de Platon était trop conprébeasive pour que ses successuura piiss^ent eu conservei* iutuelii lous les pi'incipes. Dans celle vaste synlhL'se, il y avait nécessairement des parties moins bien liées que les autres. Platon s'en apercevait lui-niÈme; mais la dilTicuIté d'accorder parfailement plusieurs vérités n'était pas pour lui une raison d'abandonner l'une ou l'autre : il aimoil mieux ûtre plus universel dans les principes el moins rigoureux dans le détail des conséquences. Les disciples de Platon n'avaient point cette largeur de géuie. Des difficultés secwidaires suffisaient pour compromettre à leurs yeux l'ensemble du système : dans leur im[iuissance de tout élreinJreel île tout concilier, ils abandonnèrent en grande partie les principes da leur mai Ire.
L* PHILOSOPHIE DE PIETON
Piston srsil Inversé les matliéniatiques poor s'élever à la région ili» l<I«es fl du Bien. Ses disfijvles, ne fiouvant iL' sjjiitirnir 3 C4;llf hauteur, redestemlirent dans le domaine des mathérnsliques. La «ioctrioc des aombres se sijli>lilu» aux Idt-es et entabil loulela [ihilo^pliié : Févovs ta '/.t^iiaTit Toîç vu» % ^iX&'j&sf» '. Plalûn lui-roême, en vii-illissjiul, se laissa enlrainer sur la penU; du (lythogoriiinie '. Ed vuulaol descendre aux délails de sa propre llii>(irie. il en c-ompntmil parfois ou en rélrécil l'ensemble : à la nielboJe «le syt'lhêse sueo'da peu à {wij l'espnl de gysl<-nie, et, pour vouloir gagner en profondeur, il perdit en largeur.
l. — SPÊtJSIPPE.
1. Le neveu de Plaltm, Speusippe, lui succéda dons son école. Soloo Uiij;ène de Lui'fle, il serait resté lidéle aux dogmes de Platon ; rien rie plus faux, comme le prouvent plusieurs [lassages d'Arislole d'une gninde importance '.
Le principe suprême des choses, dans Platon, esl le Bien identique à la perfection. Ce principe du Bien, plocé [lar Platon au sommet de l'échelle des Idées, Spcusippe le détri'ine pour ainsi dire et le rejette à un rang inférieur; il est évoliilionniste. • D'après Speusippe, comme d'après les pytluigoriciens, dit Aristole, ce n'est [loint dans le principe que se trouve la perfection ; ainsi