‹ La philosophie de PlatonChapitre 23 sur 260 · MORALE ET POLITIQUE DE PLATON · texte numérisé non relu

MORALE ET POLITIQUE DE PLATON

La science morale repose tout enlière sur deux nolions dcinl elle entreprend de délerminer le rapport : ja notion A'aclivité el la notion du Mett. La première correspond, selon Plîilon, au mouvement et à la pluralité; la seconJe a l'essence simple el immobile. Ainsi se montrant Je nouveau dans leur opposition, dès le début de la morale, les deux grandes idées qui préoccupèrenl l'esprit de Platon et dont toute pliilosopbie cherche le rapport. Cette conciliation de FindividuoI el de l'universel, que h théorie se propose, devient dans la [.rallque le problème moral.

Si la morale louche à la dialectique ou à la métaphysique par son objet, c'est-à-dire l'Idée du bien, dont elle fait la loi de l'âme, elle touche aussi à la psychologie par la notion de l'âme elle-même, de la personne active et raisonnable, sujet de la moralité. Ce second point de vue na pas échajipc à Platon. Dans le Premier Aldbiade, il montre que la coutiais.sance de notre nature est essentielle a la connaissance de noire destinée : l'àme, pour concevon- ce qu'elle doit élre, doit savoir auparavant ce qu'elle est. C'est dans le particulier que la dialectique prend son pomt de départ avant de s'élever aux lois universelles. Nous devons donc délerminer ce qu'est pour Platon la personne morale, avant d'approfondir avec lui la nalure du bien.

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