‹ La philosophie de PlatonChapitre 238 sur 260 · LES SUCCESSEURS DE PLATON · texte numérisé non relu

LES SUCCESSEURS DE PLATON

ooinme des causes : toioûtoï dftA^oi,.. tî toT; dXXsTç ^pijaHioi... ; oSte fatvtTat b>v atrio; '. Speusippe lyi-mËmc l'a parfaitement compris. Aussi a-t-il retiré aux nombres leur rûle de causes, soit formelles, soit efficientes : ils m: sont pour lui que les premiers des êtres, et ces êtres n'cQ pruduisent pas d'autres. D'où viennent donc les autres? De l'Unité, sans intermédiaire. Par exemple, les noiuhres ne sont point, comme Platon l'avait pensé, les principes des grandeurs (extensives) : il est inexact de dire avec lui que la forme, le principe de la ligne est le nombie deux; de la surface, le nombre trois; du solide, le nombre quatre V Celle espèce de génération des grandeurs par les nombres n'a pas lieu. Les nombres ont leurs principes, et les grandeurs ont aussi leurs principes ; et de même pour tous les autres êtres, pour l'âme, pour les corps, etc. ; ils n'ont de commun que leur origine dans l'Unité primitive. • Speusippe, dit Aristote, admet plus d'êtres encore [que Platon], en commençant à partir de l'Unité; et, d'uprés lui, chaque être a son principe : autre est celui des nombres, autre est celui des grandeurs, puis de l'âme ^ . . >

Mais alors, si le nombre ne sert en rien aux giandeurs, si, en général, les choses antérieures ne servent pas aux choses postérieures (rè firiSiv suijLpdlXXeoÔai àXXiiXoii; rk irpoTÉpa Totç BdTepov), que deviennent l'ordre du monde et la liaison des choses? La nature n'est pourtant pas un ensemble de phénomènes sans Uen, comme une mauvaise tragédie faite d'épisodes divers *. « Ceux qui disent que le premier nombre est le nombre mathématique, et qu'ainsi toutes les essences sont diverses et ont leurs principes divers », font de l'essence du tout un composé d'épî-

Page 1