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LA LIBKHTÉ UOHAtiE DANS PLATON
Beste à savoir ai l'nt^lion |)arlicii1ière est reliée h l'Idée |)aruiilit>n JiolecLiqticel loiil înlelk'ctiiel^sansinlervenlina d'un poinuir uuuveuu ei aulre que rinlelligeuce. Le clii»ii[ des moyeuti a-L-ii m rmaan unique dans la eonnaisiance plus ou moins ounlunv: ou claire que nous avons de leur rapport avec la fin suprême, ou a<t-il m raison dans une puissance capable de résister à la raison mâme? En un mot, est-it déternùoé par les lois intellectuelles, ou esl-il libre?
Q. Pour bien comprendre la théorie de la liberté dam Platon, il faut distinguer les dialogue» ou Platon se borne à exposer la pure doclilne socratique, et ceux où il expotie sa propre doctrine. Aucun interprète n'ayant luit celte distinction, on a ci'u à une complète identilè entre les <Iûc- Irines du disciple et celles du maître. Que Platon 8e soit borné, dans la première période de sa carrière plûlosophique, à reproduire la théorie de Socrate, cela est pos< sible el même probable ; mais il n'a pas larde à uiudilier celte théorie. C'est ce qui ressort de passages d'Arislote jusqu'ici négligés ou peu compris, malgré leur importance capitale.
Nous avons étudié longuement tous ces passages dans notro Iravail particulier sur Socrate ', et nous avons démontré que ce dernier avait adoplé, au sujet du libre arbitre, une opinion des plus i-adicales, très réiWchie et parfailemenl consciente d'elle-infime. D'après Xénophon et AristotH, Socrale niail énergiquen)ent ' la possibilité de choisir eutre ce qu'on sait ou nifiniiî ce qu'on croit le bien el ce qu'un sait ou croit êlre le mal. Cboiie étonnante au premier abord, mais naturelle en elle-même, Platon va se montrer ici moins systématique, moins radical, moins exclusivement rationaliste que son maître. Bornons-nous
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