Legi., III, 689, a, gqq
. 2. Ch. Lévêque : La eauieet la liberté, chez les phil. grecs; Mém. de l'Acad. des Sciences, morales, ibid.
mPm<', et que ce dernier s lini par reconnaître one oppcsilion possible entre la volfmté el Vopinion. CfUe ojijirisition cnn^;|itue encore pour lui un élat d'ignoritiice («aaSîi) : cur, dans ce cas, la scienre du bien, el surtout du bien comptel qui einl)ras,se le nôtre, eel lonjours aliiiente; l'illusioD profonde qui sé[)sre notre bien du bien eti soi siib^isLc au eoidriiire et inéfite d'être appelée U pire «tes i^orances. La suite du ps«ige confirni« notre inlerprétslioii : • Ce désaccord {Si«»*»w<«) de la douleur et du plaisir avec To/mnion conforme à ta raiion, je dis que c'est la deruiëre ignoraoce et )» plus gruude (îia^vtav XvKr\; te 7l%\ ii^tnitjî TTso; T^v xatà Xô^o* Sd^sv, sfc^fifxv ^i]^i iLvsi iir/xT^v x«i (ttY^oTTiv). > — On sait que pour Platon il y a une distioclion profonde entre l'opinion droite H lu science. U y a même une distiDction entre la science et les sciences. On peut fiosséder une science particulière, comme celle des nombres, et ne pas posséder la science, dans toute la simplicité de ce terme. La science, c'est la connaisgance du bien en lonttis choses; seule, la science dtt bien peut être appelée simplooienl la science '. Or, tant qu'on ne la possède pus, fût-on d'ailleurs en fiosses- BÎon de plusieurs autres sciences, le désaccord fiourrs sul^îster dans Time. Par exemple, le mathématicïeB pourra mentir au sujet des nombres, parce qu'il n'aura pas lascienee du bien '. C'est ce qui explique 1m phrase suivante, où la théorie de Platou est résumée tout entière. < Lors donc que l'âme s'opinsc aux sciertcen ou aux opinions ou à la raison, qui de leur nature soni fiùtes pour eouimander, j'appelle cet état absence d'inlelligence, folie
àpjrixoîç, 71 '^'/^„ wSÎTO Jvoiaï icpo^ayopiuto)). . . Lorsque les l>elles notiouâ, se trouvant dans l'àroe. ne produisent rien de plus, mais produisent tout le contraire d'ellesHnêmes,
■ 1. eutk^d., 388, d., 390, h; Rép., VI, 505, a; Parts., t34, c. 2. Voy, notre travail sur VHifipia^ Minor.
h\ UBKRTÉ UOitALE DANS PLATON 61
je regarde UmWs ces ignorants comme les plus discorda nie s... (»t»lol è'* ifiujff, W^w êwrut (AYjêiv mmvisi itXeé», i)ùÂ Si\ TOÛratç itâtï Touvavrtov) *. » On voïl coniiricnl Plulou se rappruclte, à lu On, de l'opinion conimunr. ubtinduanant à Socrale le principe esclusif du Prolagorm el du J/énon.
Mois, tout en se rapprociianl des idées coniuiuues, Platon n'abandonne p»s dan^ les JAm lu llié»e de Sucrale sur le caractère involontaire de l'injuslice. Celle opposiliou du désii' avec l'opinion ou même avec ]esii€ieneet, qui esl jxiur lui l'injuslice même, est toujours une if^norauce du àien et une ignorauce involontaire. G'esl-à-dire que la volonté ne cesse pas de vouloir essentiellement le bien, tout en choisissant ce qu'elle opine être mauvais, ou môme ce quelle sait faux, laid, mauvais, au point de vue restreint d'une science particulière. < 11 faut, dit Platon en parlant de la pénalité, que tout homme soit el Énergique eldoux, auttiot qu'il est possible. Car les injustices d'aulrui, quand elles sont fjraves, difficiles à guérir ou même impossibles, il n'y a d'autre moyen d'y êcbapper que de combattre, de se défendre par la victoire et de ne rien laisser sans châtiment (xoJÎaCovtït) ; et c'est chose qu'aucune âme ne peut faire sans une énergie généreuse (ûu[iotj ^ewaiouj. Quant à ceux qui commettent des injustices, mais remédiables Qatk SI), il faut savoir d'abord que tout homme injuste est injuste sans le vouloir (nSc & àSutô; où/ ixùitv à£txck)> Car jamais personne ne poui'rait volualairement s^ procurer les plus grands des maux, et encore bien mains les contracter dans ce qu'il a en lui-même de plus précieux i or l'ârae, nous l'avons dit, est véritablement ce qu'il y a de plus précieux ; donc, dans celle précieuse partie de nou!>mémes, personne volonlairemeut ne recevrait le plus grand mal cl ne passerait sa vie en le conservant (td ^ytircov xanàu oùSiUîxùv fjt)^ itoTt }dè:^x.a\l^iik ^feuxîKTiDjiiwc «WTo'). Mais