LA LIBERTÉ ICOAÀLB DANS ^LA'TON
Telle est leur pensée ; maïs ce n'est pas la mienne *. > Cette phrase ne nous semble pas avoir été comprise par Cousin. Platon admet parfaitement, comme on le verra, que si je tue un homme après délibération, je le lue volontairement ; mais je ne le tue pas pour être injuste, ni avec la parfaite conscience d'être injuste; donc je suis involontairement injuste : o&x ^«^ iSuAt ttyLi. Certains esprits subtils [peut-être Âristote] accordaient ce principe, mais ils prétendaient qu'on peut dire dans ce cas : Ixmv liSuub), le verbe indiquant l'action, qui est volontaire et en même temps injuste. Non, répond Platon, ce n'est pas en tant qu'injuste que je commets volontairement l'acte; je le commets volontairement en tant que meurtre, mais non en tant qu'injuste; icpàErcw ixùiv, oùj^ ixàn àStxéio, oiS' cxwv àSothf tliu. < Comment donc, continue Platon, m'accorder avec moi-même, si toi, Glinias, et toi, Mégille, vous venez m'interroger ainsi : Etranger, si les choses sont ainsi, que nous conseilles-tu de faire par rapport à la république des Magnètes? Lui donnerons-nous des lois ou non? — Sans doute, répondrai-je. — Mais, répondrez-vousi distingueras- tu les injustices eni volontaires et involontaires (àxouffi'a x«l Ixoûcia), et élablirons-nous de plus grandes peinns pour jes Taules et les injustices volontaires, et de moindres pour les autres? ou établirons-nous pour toutes des punitions égales, en supposant qu'il n'y a point absolument de fautes volontaires?... Rappelons-nous avec combien de vérité nous disions tout à l'heure que nos idées louchant la justice sont pleines de confusion et de conlratliclion; cl, cela posé, demandons-nous de nouveau si, sans avoir cherché aucune solution à ces dirHcultés, sans avoir expliqué en quoi consiste la différence enlre les fautes, différence que' tout ce qu'il y a jamais eu de législateurs dans les divers Ëtats ont fait consister en ce qu'elles sont de deux espèces, les unes volontaires, les