Lois, IX
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autreë involontaires, et qa'ik oat suivie dam» leurs lois ; le di»'oum que nuiis venons de teair passera sans autre expliralion, comme s'il élail :>i)rti de la bouche d'un dieu; el si , saus avoir prouvé par aucune raisoa la vérité de no» paroles, nous porleronïi <Ie!^ lois contraires en quelque sorte à celles des autres législateurs? Gela ne se peut pas, et, avant de passer aux bis, il est nécessaire d'expliquer caminent les délits sont de deux espèces, et quelles sont leurs autres dîfféreucféi. £u i-lTei, de deux choses l'une : ou il ue Tant pas dire que toute injustice est involontaire, ou il nous faut cumaienœr par prouver que nous avons raison de le dire. De ces deux partis, je ne puis en aucune mmiiëre prendre le ptemier, c'est-à-dire me résoudre à ne pas dire ce que je erois vrai; silence qui ne sérail ni léfpliitie ni pentiis '. D me faut donc essayer d'ex}»liquer eom nient les fautes sont de deux sortes; et, si u« n'est {loint sur ce que les unes sont volontaires et les autres involontaires, sur quel autre fondement alors repose leur distinction '.. . C'est ce que je vais faire. Les citoyens^ dans leur conunt'rce et leurs rapports mutuels, se causent saus doute souvent des dommages les uns aux autres (^Xotëol yiywvxai) ; et dans ces rencontres, le volontaire et l'involontaire se présentent à chaque instant. » — En effet, que je vous lue sans le vouloir, le dommage est involontaire ; si je vous tue volontairement, c'est un dommage volontaire. Lu volonté porte sur l'action elle-m?me, et non sur le caractère injuste ou juste de l'action. — « Mais qu'on n'aille pus iLire que kiute espèce de dommage est une injustice, ni s'imaginer en conséquence que, dans ces dommages, il y a deux sortes d'injustices, les unes volontaires, les autres involontaires... Je suis bien éloigné de dire que, si quelqu'un cause un dommage à autrui sans le vouloir et contre son gré, il viole la justice (jStxttv (liv),