‹ La philosophie de PlatonChapitre 36 sur 260 · Nous currigcons ta traductioD de Cousin, qui contient un · texte numérisé non relu

Nous currigcons ta traductioD de Cousin, qui contient un

contre-sens.

LA LIBERTÉ MORALE DANS PLATON

es

mais la viole invokmlaireinenl (Ixovra Sï); cl de raiij^er dans mes lois en doiumage parmi les injusiices involontaires; je dirai, au contraire, que ce tloinmage, granJ ou pelil, n'esl nullement une injustice. » C'est, en effet, le dommage causé volontairement qui suppose un désordre de l'âme et une funeste erreur morale. l)ans le dommage jnvolonlaire, le désordre est intérieur et suppose une maladie de l'âme : l'injustice.

Mais celle injustice, pour Platon, demeure toujours involontaire, en tant qu'injustice ou mal de l'âme. Quand je lue un homme volontairement, ma volonté consent au meurtre, mais non à l'injustice et au mal en tant que mal. Je veux l'acte tjue j'accomplis, mais je ne veux pas proprement être injuste pour être injuste, méchant pour être méchant et par amour du mal comme mal; je commets donc un dommage volontaire et un meurtre volontaire, mais non pas une injustice volontaire. Car, encore une fois, ce n'est pas être mjuste que je veux; je veux seulement vous tuer, et cela en vertu d'un désordre d'âme involontaire, d'une erreur, d'une maladie involontaire, d'une involontaire injustice. « Si mon opinion l'emporte, nous dirons que souvent l'auteur d'un service rendu par de mauvaises voies est injuste. En effet , mes churs amis, si quelqu'un donne ou prend quelque chose à un autre, il ne faut pas appeler cet homme juste ou injuste tout simplement (ànXSî), mais il faut voir s'il rend service nu s'il cause du dommage avec un état moral et des moyens justes {rflû xat Sixaîw Tpônw). » On traduit ordinairement ^Oa par : intention; c'est un contresens qui semltle indiquer Vînlention d'Être injuste, ce que Platon n'admet pas. 11 faut d'après lui considérer, non pas l'acte extérieur, mais le moral, l'état de l'âme. Or cet élut moral mauvais qu'on nomme injustice n'est pas l'intention conscioule du mal; c'est une maladie involontaire, dans laquelle la volonté porte sur l'acte seul et non sur une lui qui serait le mal et l'injustice même. « Le législateur,

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