‹ La philosophie de PlatonChapitre 37 sur 260 · II · texte numérisé non relu

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continue Platon, regardant ces injuKtices comme des inaladicB de i'àmc, appliquera des remèdes à celles qui sont susceptibles de guérison ; et voici la fin qu'il doit se [iroposcr dans la guérison de la maladie de l'injustice. — Quelle lin? — Celle d'instruire par la loi l'auteur de l'acte injuste [dont l'injustice est toujours involontaire], et de la contraindre à ne plus oser faire volontairement un tel i)cle. » C'est seulement l'acte en soi qui est volontaire, et non son caractère même d'injustice '. — « Mais le législa- Icur n'a qu'une loi, qu'une peine à porter contre celui dont il voit le mal incurable. Comme il sait que ce n'est pas un jjieu pour de tels hommes de prolonger leur vie, et qu'en la perdant ils sont doublement utiles aux autres, devenant |)0ur eux un exemple qui les détourne de mal faire et délivrant en même temps l'État de mauvais citoyens, il se trouve, par ces considérations, dans la nécessité de châtier le manquement (àjxotpTrgfxa) par la mort. > Dans tout cela, y intention d'être injuste est absente; il n'y a qu'un trouble d'âme mauvais en soi, mauvais pour les autres, mauvais même pour le malade, mais non mauvais intentionnellement (au sens moderne). Platon continue en expliquant ce qu'il entend par l'état de l'âme appelé injustice. Celle-ci résulte, suivant lui, de trois causes : la colère, qui, « par une violence dépourvue de raison, fait souvent de grands ravages » ; le sentiment du plaisir, qui t séduit » ; elenlin l'ignorance. Ces trois causes correspondent aux trois facultés. » Quant au plaisir et à la colère, nous disons tous, en parlant des hommes, que les uns les dominent et que les autres en sont dominés [cette domi-

1. "Oitw? 8x1 Tit iSixifiv>) (i^Ya îi (r|>,ixpiv, à vi5|jioç aùtov StSâÇet x«i àvayxâaEi tô napànav £17x06:; tô toioûtov îj |xi]Sén<>TS ixôvia Ti)|xîia»i Tto'.sïv... Plaloi) ne «lit pas àôixriirai ixdvta. — M. Lévèquc ti-ailiiit, d'après Cousin : « dans la nécessité de ne pas cnmnieltre volontairement Vinjusticc ». No serait-ce pus prêter à PlaLou une contradiction grossière au moment même ou il déclare l'iujustice involontaire? {Séances de l'Ac, t. 77, p 23.)

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