Phœd
• 3. Rép; VII. — Cf. Rép., IX : Le sage est un musicien. — Cr. Tim., 120.
i.Prot.,32S, c,B(\q.;Lac/ies,l9i,à,sqq.;Deleg., XII,963,c; rolit., 306, a, s.
LA LOI MORALE DANS PLATON 83
science, la vraie science, n'est pas quelque chose d'impuissant qui parle vainement à l'iiomme sans pouvoir se faire obéir. C'est, au contraire, la vertu de gouvernement, maitresse et mère de toutes les autres '. « La science est capable de commander à l'hummc ; celui qui la possède ne sera jamais vaincu par quoi que ce soit et ne fera autre chose que ce que la science lui ordonne *. * L'enseignement philosophique du bien est donc de la plus grande importance pour la vie morale. Enseigner la science, c'est enseigner la vertu même.
Mais quoi? la vertu peut donc être enseignée? — C'est une question que Platon a discutée dans le Ménon et le Protagoras ', et la conclusion à laquelle il arrive semble d'abord en contradiction avec ce qui précède. C'est qu'il y a deux espèces de vertus, comme il y a deux espèces de connaissances. La vertu qui naît de la simple opinion, lorsque celle^ji est vraie, ne se rend pas compte d'ellemême et ne peut s'enseigner *. La vraie vertu, celle qui