CiiloH, 150, IST
LA PHILOSnpHIB DE PLATON
lus forees (If l'Aiire. L'IwmiiK' juste esl uti nvec lui-im^me; rtiiirtimo iu|u8k\ au cuiiIrnii-L', luiti it't^lre un, usl plutril iiQt; nmUijilicïlé de partis '. De mi^nie, dans l'Élal. la |)uissnnfic se mesure à lo jusliee. Lii où règne l'iiiiiKisiliou, U's fin ces se liiiiilenl el se euiilrarienl ; là nù règne l'ordrcj (le riUée, toutes les forces réunies lemieiil nu mtîniu but avec une énergie irrésistible.
La jusliee enlin. t|iu est le Iwiilieur de l'individu, est aussi relui île l'Elfit. De la coiie<ir(le universelle naît l'universelle rèlicilé.
Si dune la flialeeticjuea déjà réduit à l'unité les diverses vcrius iudiviiluelles, euusidcrées diuis leur idéal, elle peut nuiiiUriiaut aller plus loiti et arilriner que la vertu fiririïo est idenlifjne û la vertu sueitde. C'est un nouvel exemple de cette grande eoucc]iliun de l'unie' dans le mutlîple qui est le caraetère )irijiei|pHl de ridée. Par leur rapport à l'Idée universelle, luus les esprits, tous les eouirs, toulus les volontés se ra[)|)r«)clieul el s'unissent sans se canfoiidre. La partiel |)at ion à nu même Idéal de vérité, de beauté, de jusliee, fait de Ions les bommeu une m^uie famille.
Mais l'inlluence de notre activité et de notre vertu 06 s'étend que difficilement à l'humanité tout enliére; le ping souvent, elle ne franutiit |)ur les bornes île l'Ëlat. (j'csl de ri'^tat qu'il faut surtout nous uecuper.
II. La morale est la aeieuee qui fait l'unité dans l'âine; la politique osl la Bcieuee cjui failXtinité dans l'Étal.
La morale trouve à son déburla varié lé des facultés humaines, nalurelleinent opposées jusqu'à ee que la raison les réconcilie. La politique trouve à son début la multiplicité dea individus, cause d'inijierfeclion et de discorde; et son idéal est de aulislituer à cette multi[ilicilé une unité vivante, une personne collective dont les individus