‹ La philosophie de PlatonChapitre 51 sur 260 · Rép., VI · texte numérisé non relu

Rép., VI

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leurs âmes. Pour aUeimire ee [ml, au soumellra à la censure la [ilus sévère toutes les œuvres des poètes et des autres artistes. Lo pnlitique et 1 eJueution ne sont qu'un seul et uitaie url.

Le gouvernement le plus parfait csl celui des tneilletws, parce que la raison y dfiniiue ; c'ost l'urislocratie, ou plutôt la sO[tliûeratie. Par luriltieur, celle fonue de l'État ne fieul durer toujours. BicLitût la timocratie lui succède, et dans cette seconde forme le courage domine. Les autres espèces de gouvernement correspoudenl aux appétits : l'oligarchie repose sur les désirs nécessaires, sur réconomie, sur l'araiiur du {,'ain ; la démucratie, sur le goût de la liberté, et par conséquent du chaugeuienl, et par conséquent encore du plaisir ' ; la tyrannie enfin, résultat inevilahle de la licence démocratique, est l'intempérance effiénée avec sou cortège de passions méprisa hles : le tyran est le dernier des hommes. Telles mœurs [mblïques, tel gouvernement : sans la vertu, l'État ne peut subsister; de là l'absolue identité de la morale el de la politique.

in Nous avons dcciil i'iîltat jiarfait, la clic céleste, l'Idée de l'Etat : iv oùpivïj ïtiwç ■K:t^ioiifi).r âvaxEÎTit tiT) pou- 'kofj.im âpSv. Le livre des I^ù contient un idéal plus réalisable, qui est comme l'unité-multiple entre l'unité jmre et la multiplicité pure; mais ou y retrouve le même contraste entre la beauté des principes généraux et la dureté des institutions particuUcres.

La loi écrite est l'expression de cette loi non écrite, qui n'est autre que l'Idée m&tnt du juste. Or l'Idée s'adresse à la raison, et c'est à lu raison que doit s'adresser la loi écrite. Un exposé de motifs doit toujours la précéder; car ce n'est pas une force aveugle et brutale, mais une force intellectuelle qui éclaire en même temps qu'elle commande,

1. Voy. plus haut, dans J'E^lli6tii|ue, l'idenlité du goût des cti ange méats et du goût des plaisirs.

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