P/uedo, 10)1, n, a.; Rép.. VI, 5tt, b
6, Philéùe, 20, d.
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dialement les unes dans les autres, et quelles IJées odI lii'soitt (i'iiilerriicdiuires pour êXrci unies. En dernière analyse, on peul toujours trouver un lien et un rapiiort entre deux Idées quelconques; senleinenl ce rujqtorl peut être immédiat ou médiat; et, dans ce dernier eas, il faut remonter d'Idée en Idée pour trouver l'unité (pii réconcilie enfin les dilTérences, — Quel est le sens du Partnénide, sinon que toutes les Idées participent l'une de l'autre, mais d'une manière déterminée et dans un ordre régulier? Ne pas observer cet ordre, c'est faire de la sopliisliquc; trouver par une méthode lenle et progressive tous les moyens termes qui unissent les Idées sans les confondre, c'est faire de la dialectique.
De là résulte, entre les Idées, une liiérarcliie qui n'a rien tl'arbilraire, mais qui reproduit au contraire les rapports éternels des choses. Pour déterminer complètement tous les degrés de cette hiéi'archie, il faudrait la science universelle ; essayons cependant) avec Platon, de faire conoaitre les plus importants.
n. Rappelons-nous d'abord qu'une Idée est supérieure à une autre, non seulement parce qu'elle est plus générale, mais parce qu'elle en est la raison, le principe d'existence et de perfection. Les Idées doivent donc se classer non d'après la quantité sente, mais d'après la qualité.
S'il en est ainsi, nous placerons au plus bas degré de cette classification les Idées des genres ou espèces sensibles, premier produit de l'induction dialectique. Lea choses les plus viles et les plus méprisables auront ellesm(''mes leurs Idées, puisque ces choses sont possibles et définissables.
Les phénomènes de l'âme et les âmes elles-mêmes, étant supérieurs aux choses corporelles, supposent des Idées plus élevées en dignité.
Ces deux premières classes d'Idées se résument dans l'Idée de corps et dans l'Idée d'àine. La première estrela-
HIÉnARCUtB DES IDÉES
tive à la seconde, puisque e'ost rame qui donne aux corps leurs niouvemenls el leurs formes.
Les deux Idées du corporel et du spirituel sont dominées elles-mêmes par les Idées de mouvement e( de repos.
Qu'il y ait du mouvement dans le corporel, c'est ce que les Ioniens ont assez répété; mais il y a aussi du repos, puisque les corps lombenl sous la connaissanee, à laquelle échapperait la pure mobilité '. Dans la connaissauee ellemême, comme dans l'objet connu, il y a mouvement et repos. Si l'immobilité était absolue, la pensée humaine ne pourrait se mouvoir iii se développer. D'autre part, si tout était mobile dans la pensée, nos notions seraient incessamment changeantes, et la connaissance s'évanouirait en même temps que l'existence ', Il y a donc dans l'âme, comme dans les corps, un mélange de mouvement et de repos.
Mouvement et repos supposent nomère, espare et temps ',
En outre, ce qui se meut devient autre qu'il n'était; ce qui est immobile demeure le même. Le même et l'autre ne peuvent se confondre ni avec le repos ni avec le mouvement. Car le rçpos est le même que soi-même et autre que le mouvement, et oa en peut dire autant de ce dernier. « Ce qu'on attribue en commun au repos et au mouvement ne peut donc être ni le repos ni le mouvement *. »
Il y a une cinquième grande Idée qui se mêle aux précédentes : celle de l'être. Elle est beaucoup plus générale que le repos, le mouvement, le même et Vautre; et on ne peut la confondre avec ces Idées sans tomber dans des
i. $opli,, toc. cit.