‹ La philosophie de PlatonChapitre 72 sur 260 · Tvn., p. 48, d · texte numérisé non relu

Tvn., p. 48, d

iS8

que la r^ducliou de la cause cxeiii|i!.iîro c( de la cause active à un niAme iHre, réduction du |iliis simple boQ sens, aumil écliufipè â son génie T

Esl-ce assez de preuves? faut-il citer d'autres poseages encore t Rien de plus facile : < Voici, cooelul Platon, quelle eiit ma pensée : il existe et il existait avant la forninlion de l'univers trois choses distinctes : Vhtre, le lieu, la i^énëralion. » Ou ne peut rien exiger de plus précis. • Dieu employait toutes ces causes pour auxiliaires, mais il mil lui-m£ntc le bien dans toutes les choses engendrées. C'est pour cetu (ju'il faut dislîugucr deux soi'trs de causes, l'une nécessaire et l'autre divine, et nous devons cluTcher en toutes choses la cause divine '. » Platon ne disliujfue pas deux causes» divine», l'une efficienle, l'autre exemplaire ou finale; 11 n'en pose qu'uac, ridée. < C'est ainsi que te Dieu qui existe de luut temps avait conçu le dieu qui devait naître... De celte manière il produisit un dieu bienheureux ". > 11 y a donc un seul Dieu intelligible, père et modèle du dieu sensible. Ecoutons la conclusion mfime du dialogue : t Ainsi a été formé cet univers qui comprend tous les animaux mortels et immortels et en est venipli, animal visible, renfermant tous les animaux visibles, dieu seniible, image du Dieu itite/tigibte, très grand et très bon, d'une beauté et d'une perfection accomphes, monde unique et d'une seule nalurc. » Accusera-t-on encore d'un polythéisme extravagant celui qui a écrit ces paroles? se plaindra-t-on qu'il n'ait pas nettement exprimé sa pensée et qu'il ait laissé flotter les Idées dans un monde séparé de Dieu, comme des fantômes dans le vide?

Nous pouri'ions terminer ici celte discussion et n'emprunler aucune lumière nouvelle aux autres dialogues, tant il y a déjà de clarté dans la prétendue obscu-

Page 1