‹ La philosophie de PlatonChapitre 74 sur 260 · II · texte numérisé non relu

II

principe subsUntiol des lilée^ et comme cause effîcieDic

des nlijels sensibles.

La même doclrine reparaît dam h X* livre de la ttépU' bdifue, sous une forme plus populaire eL «ous des images d'une familiarilé excessive. Mais r'esl le niAme Socrale (jni parle et la môme tliéurie qu'il expose. Il nous montre eu Dieu i'auteur tles essences, el éUlilit môme des rapports allégoriques de production entre Dieu et les Idées dont ses auditeurs ne pouvaient inécomiaitre le vrai sens après les révélutioiis sublimes du VI' livre. Socrate, ou se le ra[)pelle, prend un exemple populaire qui u'enlève rieo BU sérieux de su doctrine : l'Idée du lit. L'exemple a d'ailleurs peu d'im porta tioî; c'est le principe général qu'il faut eflusidérei-. Relison.s ce passa(;;e : • Dieu, dit Platon, fait de soi el par sa nature même (^ûoti) et l'essence du lit et toutes les autres '. » — « Qu'il l'ail ainsi voulu, ou que c'ait été nue nécessité pour lui de ne faire esseutiellenient qu'un seul lit, il n'en a fait qu'ua seul, qui est le lit proprcmeul dit... S'il en faisait seulement deux, il s'en manifesterait un troisième, dont l'Idée sérail commune aux deux autres ; el celui-là sérail le lit proprement dit, el non pas les deux autres... Ainsi Dieu l'a compris sans doute, el voulant être réellement l'auteur du vrai lit, el non de tel lit particulier, ce qui aurait fait de Dieu un faliricanl de lits, il a produit le lit qui est un de sa naltirc '. > Quelque familier que soit l'exemple, le sens n'en est pas moins profond, et on retrouve dans ce passage toute la théorie des Idées; — les objets sensibles e particuliers ne se suffisent pas à eux-mêmes; l'Idée es une, et si elle était multiple, elle sérail dominée |)ar une autre Idée; enfin c'est Dieu qui est le principe de loulcS les Idées : il fournil à toute chose, même aux plus humbles objets de l'art, leur possibilité radicale, parce

Page 1