‹ La philosophie de PlatonChapitre 80 sur 260 · l'/iiL. 21, b · texte numérisé non relu

l'/iiL. 21, b

ll(j, Lr. Cousin,

PREUVES SOCnATIQOES DE L'EXISTENHE DE DIEU 135

l'of[«t est relatif, Hépenàmt/ et consi^tjnenl (iTraxo^ouÔEÏ). « Ce snDt (Innp deux cliosus, el non pas la mOme, (jue la cause et ce que la puissance de la cause fail iiusser à l'existence '. »

« Nous avons appelé pttissarux: capable de faire, toule puissance qui est cause que ce gui n^élait pas arrive à l'être *. » Celte dernière rtélinition a toute la précision désirable : les deux exlrÈmes de 1b rfénéralïon (^ÎY^ed^at) sont le noD-^tre et l'î^tre ; la cause est la puissance qui fait, notTjTixvi Sijva;ji!;.

2' PRINCIPE. — Ce qui est dans Feff'et se trouae en Idée dans la cause.

Dans le Philéèe, après avoir établi la nécessite d'une cause productrice, Platon se demande si celte cause est dépourvue de raison, téméraire, agissant ou hasard, ou si elle est intelligente. Pour résoudre celte question, il examine la nature des effets : « Par rappurt à la nature des corps de tous les animaux, nous voyons les éléments qui entrent dans leur composilitm, le feu, l'eau, l'air et la terre, battus de la tempête, comme disent les matelots... Nous n'avons de chacun d'eux qu'une partie petilu et méprisable; elle n'est pure en aucune manière et dans aucun de nous, et la force qu'elle montre ne répond nullement à son essence... Par exemple, il y a du feu en nous; il y eu a aussi dans l'univers. Ce feu que nous avons n'est-il [las en petite quantité, faible et méprisable? et celui qui est dans l'univers n'est-il pas admirable pour la (]UMiililé, la beauté et toute la force naturelle du feuî — Ce que lu dis est très vrai. — Mais quoi? le feu de l'univers est-il formé, uourri, gouverné par le feu qui est en nous; ou tout au contraire, mon feu, le tien, celui de Lus les animaux, ne tient-il pas tout ce qu'il es! du feu

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