‹ La philosophie de PlatonChapitre 84 sur 260 · Ph., 65, d · texte numérisé non relu

Ph., 65, d

2, Tim., tr. Cousin, 141, Cf. le PMdon, vay. plus loin, U U.

Sur Anaxagor»,'

PREUVES SâCDATIQDES DE L'EXISTENCE DE DIEU 139

peuvent servir à démontrer l'existence de Dieu, Platon a choisi le plus frappant et le plus répandu : le mouvement. Il en tire une preuve populaire à l'usage du législateur, qui doit l'inserire dans le préambi^le de ses lois sur le sacrilège.

€ Il est difficile de trouver l'auteur et le pore de runiverg, et impossible, après l'avoir trouvé, de le faire connaître à tout le monde. » Aussi, dans le X* livre des LoiSj Platon rabaisse d'un degré, en la divulguant, l'idée si haute qu'il se faisait de la divinité *. Il représente Dieu «urtout comme ftme du monde, tout en faisant entrevoir le rapport de cette puissance divine avec les puissances supérieures que oontient le Bien.

Platon reconnaît, comme Aristote, trois sortes de mouvements, suivant le lieu, la qualité et la quantité :

1° Les mouvements de translation, que le l'imée énumère et qui sont au nombre de sept * ;

3° Les mouvements d'altération ';

S» Les mouvements d'accroissement et de diminution, d'agrégation et de séparation *.

Il y a des substances < qui peuvent communiquer leur mouvement à d'autres, mais qui n'ont jamais la force de se mouvoir d'elles-mêmes, d'autres qui se meuvent toujours d'elles-mêmes et ont la vertu de mettre en mouvement d'autres substances, par la composition ou la division, l'augmentation ou la diminution, la génération ou la corruption >. Le mouvement de la substance qui se meut elle-même s'accommode également de l'état actif al de Yétat passif; et on peut véritablement l'appeler le principe de tous les changements et de tous les mouvements qu'il y a dans cet univers '. »

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