‹ La philosophie de PlatonChapitre 86 sur 260 · iwï, X, 808 ; — tr. Cousin · texte numérisé non relu

iwï, X, 808 ; — tr. Cousin

PREUVES SOCnATIQUES DE L'EXISTBNCE DE DIEU 141

laire et réunit par là la variété à l'unité, s'exécutent selon les mêmes règles, de la même manière, dans le même lieu, gardant toujours les mêmes rapports tant à l'égard du centre que des parties environnantes, selon la même proportion et le môme ordre. »

c Si l'âme meut tout le ciel, n'estrelle pas le principe des révolutions du soleil, de la lune et de chaque astre en particulier?,.. Tout homme voit le corps du soleil, mais personne n'en voit l'âme, non plus que celle d'aucun animal vivant ou mort... Ou bien cette âme est au dedans de ce corps rond que nous voyons, et elle le transporte partout, comme notre âme transporte notre propre corps; ou bien, se donnant à elle-même un corps étranger, soit de feu, soit de quelque substance aérienne, ainsi que quelques-uns le prétendent, elle se sert de ce corps pour pousser de force celui du soleil; ou enfin, dégagée ellemême de tout corps, elle dirige le soleil par d'autres pouvoirs tout à fait admirables ', » -^ Celle dernière hypothèse exprime évidemment la pensée de Platon, L'âme qui dirige les astres est donc dégagée de tout corps ; elle agit par des pouvoirs admirables dant notre imagi-^ aation ne peut se faire une idée. Celle âme universelle est l'âme divine elle-même, pénétrant toutes choses, animant tout de sa propre vie, se communiquant d'une manière mystérieuse aux astres du ciel et aux animaux de la terre. « Tout est plein de dieux ', » dit Platon ; et il entend par là, non une multiplicité de dieux véritables, mais un seul et même dieu aux puissances et formes variées, en qui toute chose se meut, vit et existe, sans qu'il se confonde lui-même avec aucun des êtres qu'il anime et informe.

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