‹ La philosophie de PlatonChapitre 88 sur 260 · PREUVES SOCRATIQUES DE L'EXISTENCE' DE DIEU · texte numérisé non relu

PREUVES SOCRATIQUES DE L'EXISTENCE' DE DIEU

cevoir peut-être, dans les doctrines de son maître. Nous verrons plus tard le point unique qui les divise '.

Si la cause efficiente se révèle par le mouvement, la cause finale se révèle par l'ordre de ce mouvement et par les lois intelligibles auxquelles il est soumis. C'est un phénomène matériel qui trahit la présence d'une cause motrice ; c'est une forme de la pensée qui trahit la cause finale. Le mouvement prouve l'âme ; l'ordre du mouvement prouve l'intelligence ; et l'intelligence, à son tour« prouve le bien : car le bien est l'objet de l'intelligence, comme il est la fin de l'âme. « Si donc quelqu'un veut trouver la cause de chaque chose (non plus la cause efficiente, mais la raison dernière, la raison suprême), comment elle naît, périt ou existe, il n'a qu'à chercher la meilleure manière dont elle peut être '. » C'est ce que Socrate appelle le principe du mieux. « Je croyais avoir trouvé dans Ânaxagore un maître qui m'expliquerait, selon mes désirs, la raison de toutes choses, et qui, après m'avoir dit d'abord si la terre est plate ou ronde, m'apprendrait la nécessité et la cause de la forme qu'elle peut avoir, s'appuyant sur le principe du mieux et prouvant que c'est pour le mieux qu'elle doit avoir telle ou telle forme. » C'est cette méthode que Platon a employée, et même avec excès, dans le Timée. Aussi lui a-t-on reproché d'avoir abusé des causes finales, tandis que d'autres lui reprochaient de les avoir méconnues. La vérité est qu'il les considère comme une des plus grandes preuves de l'existence des Idées et de Dieu.

Nous avons vu comment, dans le Timée, Platon concluait de la bonté de l'auteur à la bonté du monde ; dans les Lois, dans le Sophiste, dans le Philèbe et dans le Phédon, il conclut de la bonté de l'œuvre à la bouté

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