‹ La philosophie de PlatonChapitre 98 sur 260 · Sub spucie cetcrtii. {Spàium · texte numérisé non relu

Sub spucie cetcrtii. {Spàium

LES ATTniOUTS MORAUX DE DIED

•cjpftl l'immulHlité Je riiitiiition; lu '{(u/tî a pour cnraclêre principal la mobilité Je In vie; le ■cii^t'iôt n'esl ni l'un ui î'aulre, non parue qu'il est iufi'irieur, mais parce (juïl est meilleur ([îtirîwv) , ou pluti'il parfail (àpwtov).

0. Si Dieu est âme et renferme en soi toutes les formes éminenles Ju mouvement et de la vie, ou comprendra que Platon lui attribue dans certains passages ce mouvement Je la sensibililè qui est la joie. Mais c'est encore là uu point de vue iuférieur et comme humain, ou plulût c'est pour Platon une simple mélatdiore. « L'auteur el le père du mouJe, voyant celle imago des dieux élernels en mouvement et vivante, aJmira et se léjouil [iiféijfh; te, xal EiiippavOEÎî} ' , . . 1 Dans le Pkiiibe, Platon prend soin de rectifier ces expressions. » Penl-fitre ne sérail- il point étranfçe que, de tous les genres de vie, celui qui est exempt de plaisir et de Jouletir fût le plus divin. 11 n'y a donc pas apparence que les dieux soicnl sujets à la joie et à raffeclion contraire. — Non, certes, il n'y a pas apparence. Du moin» y a-t-il quelque chose d'indécent dans l'une et l'autre affection ', » Plus loin, Platon montre que la [mre intelligence, sans aucun sentiment de plaisir, n'est point le bien véritahle. Il conçoit donc le Bien, ici encore, comme n'étant ni le plaisir ni l'absence de plaisir, mais quelque chose de supérieur, qui contient la forme éminente el positive, Y Idée, du plaisir, sans les Immes et les négations, el qu'on peut appeler la félicité. Aussi appelle' l-il le Bien, dans le VI" livre de la République, te plus heureux de tom les êtres. De mCme, dans le Théilète, le modèle Ju Bien, c'est-à-dire l'ensemble des Idées, est divin et bienheweua:.

Concluons que toutes les qualités de nos âmes — acti-

1. Tint; 37, c. La Bililu contient des métaphores du même genre.

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