‹ La philosophie de Saint AugustinChapitre 100 sur 318 · Ibkl. ibid., cap. Xv · texte numérisé non relu

Ibkl. ibid., cap. Xv

4. De Genesi ad Litteram , lib. VII, cap. xxi. h. De Anima et ejvs origine, lib. IV, cap. xix.

sentations ou images des corps qu'elle forme en ellemême.

Troisièmement, personne ne peut contester la réalité de ces phénomènes internes de la vie, qui sont la pensée, le doute, etc. Si donc on professe que Tâme est un corps^ on est obligé de considérer le sujet des phénomènes internes comme le phénomène d'un sujet plus reculé. On en \ient à imaginer, que de même que le corps reçoit dans ses cavités intérieures un autre corps, qui est l'âme; de même l'âme, à son tour, recèle un vide intérieur, où elle reçoit un troisième corps qui est l'esprit. De la sorte, l'homme tout entier comprend trois hommes, l'homme extérieur, l'homme intérieur, l'homme intime. Ce sont là les inepties auxquelles on se condamne, lorsqu'on s'efforce d'établir que l'Ame est corporelle ^

Quatrièmement, si l'âme était un corps, elle ne penserait pas le corps qu'elle serait, comme tous les autres corps, à l'aide d'une représentation et d'une image. Mais elle le penserait comme elle-même et comme sa pensée, par une aperception directe et sans figure. Ce qui n'est pas.

Cinquièmement, l'âme qui sent dans chaque partie du corps, comme si elle y était comprise tout entière, y est du moins présente tout entière, ce qui ne peut aucunement convenir au corps. «L'âme, en effet, ne remplit point totalement le corps comme l'eau fait une outre ou une éponge. Mais c'est en une manière merveilleuse que d'un mouvement tout incorporel elle se

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