De Anhna cl cjaa oritjinc , ViU. 111, cap. vu
La consubstantialité de rame avec Dieu et la préexistence des âmes une fois écartées, il reste à se demander si l'âme créée de Dieu est transmise par voie de génération ou s'il y a création successive des âmes.
Le problème de l'origine de l'âme ainsi posé, Augustin reconnaît qu'il est susceptible de quatre solutions dilTérentes. On peut dire, ou bien que les âmes se transmettent par propagation, ou bien qu'une âme toute nouvelle est donnée à chaque nouveau-né; ou bien que les âmes déjà appelées à l'existence sont envoyées par Dieu dans les corps; ou bien qu'elles s'y précipitent d'elle-mêmes *.
Manifestement, si toutes les âmes viennent de l'âme d'Adam , l'âme d'Adam étant déchue par le péché , toutes les âmes sont déchues, et la rédemption, nonseulement se trouve justifiée, mais devient nécessaire. Cette opinion semble, par conséquent, devoir primer les trois autres dans l'esprit de l'évêque d'Hippone. Néanmoins, tantôt il déclare qu'il n'en faut accepter aucune «ans un mur examen^; tantôt il accorde que l'orthodoxie peut s'accommoder indifféremment de l'une ou de l'autre de ces solutions.
«Si, effectivement, une seule âme a été faite, d'où sont tirées les âmes de tous les hommes qui naissent ; quel est celui qui peut dire n'avoir point péché, lorsque le premier homme a péché?
Si, d'autre part, les âmes sont créées une à une au fur et à mesure des naissances, il n'y a point de ren-