‹ La philosophie de Saint AugustinChapitre 127 sur 318 · De Libero Arbiiiio , lib. 111, cap. x\i. •2. Ibid. ibid · texte numérisé non relu

De Libero Arbiiiio , lib. 111, cap. x\i. •2. Ibid. ibid

DE l'origine de l'ame. 207

versement, mais au contraire ordre parfait et convenance, à ce que le démérite du premier homme soit la nature de l'homme qui a suivi, et le mérite de celui-ci la nature de celui-là. Car, comment faire un reproche au Créateur d'avoir voulu ainsi montrer que la dignité de l'âme l'emporte si fort sur les créatures corporelles, qu'une âme peut trouver sa naissance en partant du degré où une autre âme a trouvé sa fin ?

Si, en troisième lieu, les âmes existant déjà dans le secret de Dieu, sont envoyées pour animer et diriger les corps de tous les enfants qui naissent, leur rôle, relativement au corps qui est né de la peine du péché, c'est-à-dire de la mortalité du premier homme, consiste apparemment en le gouvernant bien, en le châtiant par la pratique des vertus , en le soumettant à une servitude exacte et légitime, à lui préparer, selon l'ordre et en temps utile, un lieu de céleste incorruptibilité.

Si, enfin, les âmes créées ailleurs ne sont pas envoyées par le Seigneur Dieu, mais viennent d'ellesmêmes dans les corps qu'elles habitent, il est facile de voir que ce n'est nullement le Créateur qu'il faut accuser de l'ignorance et des difficultés qui enveloppent leur volonté propre '. »

Mais au fond, les quatre opinions, que, la création de l'âme spirituelle une fois reconnue, on peut mettre en avant touchant l'origine de l'âme, se ramènent à deux :

Ou les âmes sont toutes successivement créées de Dieu ;

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