‹ La philosophie de Saint AugustinChapitre 144 sur 318 · Dp Immortalitate Anima', lib. unus, cap. m · texte numérisé non relu

Dp Immortalitate Anima', lib. unus, cap. m

comme dans un sujet. Il est donc nécessaire que l'âme subsiste toujours, si toujours subsiste ia science. Mais la science est vérité , et la vérité subsiste toujours. L'âme subsiste donc toujours, et on ne peut pas dire de Tâme qu'elle meure ^ »

Et saint Augustin insiste sur cette preuve qu'il considère comme irréfragable.

(( La Raison. — Restent l'âme et Dieu ; si ce sont là vraiment deux êtres, puisqu'en eux est la vérité, nul ne doute de l'immortalité de Dieu. L'âme elle-même est réputée immortelle, si l'on pense qu'en elle aussi est la vérité qui ne peut périr. Or l'âme n'est-elle pas le lieu de la science ?

Augustin. — Co aiment le nier?

La Raison. — Mais peut-être est-il permis de concevoir que le sujet périssant, ce qui est dans le sujet subsiste ?

Augustin. — Comment me le persuader?

La Raison. — Il reste que la vérité périsse.

Augustin. — Où est l'apparence ?

La Raison. — L'âme est donc immortelle ; désormais crois à tes raisonnements , crois à la vérité ; elle crie et qu'elle habite en toi, et qu'elle est immortelle, et que le sujet où elle réside ne peut, en aucun cas, lui être soustrait par la mort du corps. Détourne-toi de ton ombre; reviens à toi ; il n'y a pas de mort pour toi.

Augustin. — Je comprends, je reviens à moi; je commence à me retrouver moi-même. xMais comment, dis-moi, doit-on entendre que la science et la vérité

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