‹ La philosophie de Saint AugustinChapitre 157 sur 318 · Ibid., \ih. XII, cap. xx · texte numérisé non relu

Ibid., \ih. XII, cap. xx

DE LA FIN DE l'aME. 241

cernent n'avait jamais clc non plus, et c'est pour qu'il fût que le premier homme a été créé '. »

« En définitive, si Platon, observe Augustin, avait persuadé à Porphyre cette vérité, que sa raison avait conçue, que les âmes mômes des hommes jjastcs et sages retourneront en des corps humains ; et si Porphyre eût fait part à Platon de cette autre vérité qu'il avait établie , que les âmes des saints ne reviendront jamais aux misères d'un corps corruptible, je pense qu'ils auraient bien vu qu'il s'ensuit de là que les âmes doivent retourner dans des corps, mais dans des corps immortels et incorruptibles^. »

Augustin n'a pas même assez de réfuter les Néoplatoniciens. Il se tourne ensuite vers les Manichéens et prend un facile plaisir à démontrer combien vaine, combien ridicule est leur doctrine qui, d'une part, confond l'âme et Dieu ; qui, d'autre part, explique les alternatives de la vie et de la mort par une circulation de cette âme à travers les plantes et les animaux ^

La vie future est donc définitive.

Mais si telle est, en réalité, la fm de l'âme, quelle est la voie qui y conduit?

((Quand Porphyre, en terminant son premier Hvre Du Retour de rA?ne^ assure que la voie universelle de la déhvrance de l'âme n'a encore été indiquée, à sa connaissance, par aucune secte ; qu'il ne la trouve ni dans la philosophie la plus vraie, ni dans la doctrine et les règles morales des Indiens, ni dans les systèmes des

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