Ibid.y lit». Vil, cap. vu
DE l'existence DE DIEU. . 2Go
l'ctre auquel je ne reconnaîtrai rien de supérieur. Ainsij il me suffira de montrer qu'il y a un tel être, que dès lors il faudra nommer Dieu ; ou s'il y a quelque chose de supérieur à cet être, c'est cela même que l'on devra accorder être Dieu^ »
Et encore : « S'il y a quelque chose de plus excellent que la vérité, c'est à coup sûr cela qui est Dieu ; sinon, c'est la vérité elle-même qui est Dieu ^. »
Mais si la raison prouve que Dieu existe, les idées de la raison, considérées séparément, ne sont-elles pas autant de manifestations irrésistibles de l'existence de Dieu ? Qu'est-ce que la vérité suprême, le beau sans mélange, le bien en soi, sinon Dieu lui-même^? Être des êtres, infiniment au-dessus du corps comme audessus de l'âme, au-dessus de toutes les formes sensibles et intelligibles. Dieu est la vérité éternelle et le verbe incréé.
Par conséquent, combien n'est pas adorable cette notion de Dieu !
« 0 Dieu, s'écrie Augustin, vous êtes le père de la vérité, le père de la sagesse, le père de la vraie et souveraine vie, le père de la béatitude, le père du bien et du beau, le père de la lumière intelligible, le père de notre réveil et de notre clarté, le père du gage qui nous avertit de revenir à vous \ »
Et en des termes aussi concis que profonds, Févê-