‹ La philosophie de Saint AugustinChapitre 176 sur 318 · IhkI., ihid · texte numérisé non relu

IhkI., ihid

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dont le domaine ait pour borne un coin de terre ^ » Pouvons-nous donc savoir ce qu'est Dieu? La notion de Dieu ne saurait être, suivant Augustin, comprise sous aucune catégorie. Aucun vocable ne lui est applicable. Ce que l'on pense de Dieu est plus vrai que ce qu'on en dit, et ce qu'il est, plus vrai que ce qu'on en pense. L'âme ne connaît rien de Dieu, si ce n'est qu'elle ne le peut connaître. « Scitur Deiis inelius nesciendo^. » Toute sa science de Dieu se réduit à savoir comment elle ignore Dieu : « Cnjus nul la sciejitia est in anima nisi scire quoniodo eum nesciat^. »

L'incompréhensibilité de Dieu rend-elle ainsi inutiles nos recherches sur Dieu? Nullement : « Eccejam potes notiorem Deum habere quam fratrem. Plane notiorem^ quia prœsentiorem ; )wtioreni, quia interiorem; notiorem ^ quia certiorem^ . »

Nous pouvons d'abord acquérir une connaissance de Dieu, toute négative, il est vrai., mais qui n'en est pas nioiii:; fort importante. Car elle prévient ou corrige les erreurs que Ton commet d'ordinaire sur la nature de Dieu. Ces erreurs sont graves; Augustin les ramène à deux :

1° On assimile Dieu aux corps;

2" On assimile Dieu -aux créatures spirituelles, lesquelles sont changeantes.

Mais ce n'est pas tout.

La notion que nous avons de l'être de Dieu suppose

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