Coufessionum lib,, III , cap. vu, viii
292 cHÂi'iTRE m.
Dieu, qui est le bien, est la vérité, le Verbe, l'éternelle raison.
ce La raison éternelle est votre Verbe même, ô mon Dieuî Et c'est le Principe, car c'est lui qui nous parle [Jean^ vni, 2o), et sa parole a retenti extérieurement aux oreilles des hommes, afin qu'ils crussent en lui et qu'ils le cherchassent en eux-mêmes, dans réternellc vérité où un seul et bon maître enseigne tous ses disciples. C'est là que j'entends, Seigneur, votre voix qui me parle, car celuiquinousenseigneestleseul qui nous parle, et celui qui n'enseigne pas, même lorsqu'il semble parler, ne nous parle pas en réalité. Mais qui donc nous enseigne, si ce n'est l'immuable vérité? Ainsi, lorsque nous sommes instruits par quelque créature sujette au changement , c'est qu'elle nous conduit à la vérité qui ne change pas; là, nous nous instruisons véritablement, en l'écoutant immobiles; et nous tressaillons de joie à la voix de l'époux [Jean^ ni, 29^ qui nous rappelle au principe d'où nous sortons. Il est lui-même ce principe : et s'il ne demeurait immobile , nous ne saurions où revenir quand nous nous égarons. Mais revenir sur ses pas après s'être égaré , c'est connaître. Or, c'est lui qui nous enseigne à connaître , parce qu'il est le Principe, et que c'est lui qui nous parie \ y^
Enfin, Dieu est beauté, la beauté par excellence.
« Que j'ai commencé tard à vous aimer, s'écrie Augustin, ô beauté si ancienne et si nouvelle!... Vous m'avez appelé , vous avez crié, et vous avez ouvert