Vuy. ci-dcssiis, II. De la Salure ibs Dieu
sonnes, le lanaage humain se troiive court, et qu'on manque de termes pour s'exprimer. On a pourtant dit trois personnes, non pas pour dire cela même, mais pour dire quelque chose. « « Dictum est tamen très mrsonœ , non ut illud diceretur , sed ne
taceretur^, y)
Mais si Texplication du dogme estardue, la définition en est précise, rigoureuse, inviolable.
« Le Dieu suprême et véritable , l'unique et seul Dieu est Père et Fils, et Esprit-Saint, c'est-à-dire Dieu, Yerbe de Dieu et Esprit de l'un et de l'autre; Trinité qui n'est ni confuse, ni séparée, Dieu qui seul a l'immortalité, et qui habite une lumière inaccessible, qu'aucun homme n'a vu ni ne peut voir, qui ne saurait être compris ni dans les limites du lieu, ni dans l'infinité de l'espace, ni subir les vicissitudes du temps ^. »
Effectivement, « toute nature ou bien est Dieu, qui n'a pas d'auteur; ou bien est de Dieu, parce qu'elle a Dieu lui-même pour auteur. Mais parmi les natures qui ont Dieu pour auteur, il y en a qui n'ont pas été faites, il y en a qui ont été faites. Or, la nature qui n'a pas été faite et qui cependant est de Dieu , ou bien a été engendrée par lui, ou bien procède de lui. Celle qui a été engendrée, est son Fils unique; celle qui procède de lui, est le Saint-Esprit; et c'est là la Trinité, d'une seule et même nature. Car ces trois sont un , et chacun des trois est Dieu, et les trois ensemble sont un seul Dieu, immuable, éternel, sans aucun commencement