‹ La philosophie de Saint AugustinChapitre 209 sur 318 · De TiUùtalc, lib. XIII, cap. xx · texte numérisé non relu

De TiUùtalc, lib. XIII, cap. xx

2. De Ch-Uate Dci, lib. XI, cap. xxvi. Voy. ci-dessus, liv. 1, chap. i, I. De la Fhilosophie eu (jénéral.

3. De Tiiniiale, lib. IX - cap. i el sq. « Trinilatcm in homme, qui imago Dei est, quamdam inesse, menlem fcilicet, et notitiam qua se 1101 it, et amorcm qiio se noliiiamqne siiam diJigit : atque héec tria sequalia inler se, et imius ostcndilur esse essentiee. »

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dans les amours extérieures et charnelles; mais pour concevoir quelque image plus limpide et plus pure, foulant aux pieds la chair, montons jusques à Fàme. Qu'aime l'âme dans un ami, sinon une âme? Et là aussi, il y a donc trois choses : l'amant, ce qui est aimé et l'amour*. »

« Puis donc, conclut Augustin, que nous sommes hommes, faits à l'image de notre Créateur, dont l'éternité est véritable, la vérité éternelle, et la charité éternelle et véritable, et qui est lui-même l'aimable, l'éternelle et la véritable Trinité, sans confusion ni division, parcourons tous ses ouvrages d'un regard pour ainsi dire immobile, et recueillons des traces plus ou moins profondes de sa divinité dans les choses qui sont audessous de nous, et qui ne seraient en aucune façon, ni n'auraient aucune beauté^ ni ne demanderaient et ne garderaient aucun ordre, si elles n'avaient été créées par celui qui possède un être souverain, une sagesse souveraine et une souveraine bonté. Quant à nous, après avoir contemplé son image en nous-mêmes, levonsnous et rentrons dans notre cœur^ à l'exemple de l'Enfant prodigue de l'Évangile {Luc, x\y 18), pour retourner vers celui de qui nous nous étions éloignés par nos péchés. Là, notre être ne sera point sujet à la mort, ni notre connaissance à l'erreur, ni notre amour au dérèglement -. »

C'est ainsi que de degrés en degrés, en passant des objets de la nature à l'homme extérieur, et de l'homme extérieur à l'homme intérieur, nous nous élevons à une

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