‹ La philosophie de Saint AugustinChapitre 210 sur 318 · Ve Trhnialc, lib. VllI, cap. x · texte numérisé non relu

Ve Trhnialc, lib. VllI, cap. x

2, De CivitiUe Dci, liv. XI, cap. xw.u,

ois CHAPITRE III.

certaine intelligence, mais à une intelligence purement humaine de la divine Trinité'.

Néanmoins, ce n'est pas tout encore. Alors que Ton considère Thomme intérieur, ce n'est point proprement dans ce qui passe, comme la mémoire, l'entendement, l'amour, qu'il convient de chercher la Trinité, mais dans ce qui est permanent, c'est-à-dire dans la raison.

Assurément, la raison n'est pas Dieu; mais la raison qui est ce qu'il y a en nous de meilleur, est aussi ce qui nous révèle le plus clairement la nature excellente de Dieu^.

Se souvenir de Dieu, comprendre et aimer Dieu^ en quoi consiste la sagesse, n'est-ce pas, en effet, réfléchir en nous l'image de la divine Trinité^?

Contemplée de la sorte dans Téternel^ l'incorporel et l'immuable, la Trinité ne nous apparaît, d'ailkurs, qu'en énigme. Toutefois, ce n'est pas en vain que l'homme s'applique à comprendre ce mystère incompréhensible^.

Ainsi donc, après avoir, par la philosophie pure et à rencontre du polythéisme, mais surtout du manichéisme, posé avec fermeté le principe primitif, absolument simple et immuable des choses; Augustin explique la n:iture et la vie divine par la doctrine Triniteaire, fondement du Christianisme.

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