‹ La philosophie de Saint AugustinChapitre 220 sur 318 · Ibid., ibid. cap. xxiv · texte numérisé non relu

Ibid., ibid. cap. xxiv

tures corporelles, mais qui fait la \ie des êtres animés, parce qu'elle renferme les causes efficientes et les emprunte à la source mystérieuse et innée de l'intelligence et de la vie. Accordons à tout ouvrier la forme extérieure, mais pour cette forme intérieure où est le principe de la vie et du mouvement, elle n'a d'autre auteur que cet ouvrier unique qui n'a eu besoin d'aucun être, ni d'aucun ange pour faire les anges et les êtres. La même vertu divine, et pour ainsi dire effective, qui a donné la forme ronde à la terre ei au soleil, la donne à l'œil de l'homme et à une pomme, et ainsi de toutes les autres figures naturelles ; elles n'ont point d'autre principe que la puissance secrète de celui qui a dit : « Je remplis le ciel et la terre [Jérém.^ xxiii, 24); » et dont la sagesse atteint d'un bout du monde à l'autre sans aucun obstacle, et gouverne toutes choses avec douceur [Sag.^ viii, 1). J'ignore donc quels services les anges, créés les premiers, ont rendus au créateur dans la formation des autres choses ; et comme je n'oserais leur attribuer un pouvoir que peut-être ils n'ont pas, je ne dois pas non plus leur dénier celui qu'ils ont. Néanmoins, et quelle que soit la mesure de leur concours, je ne laisse pas d'attribuer la création tout entière à Dieu, en quoi je ne crains pas de leur déplaire, puisque c'est à Dieu aussi qu'ils rapportent avec actions de grâce la formation de leur propre être K »

Quatrièmement, Dieu qui a créé le monde n'avait pas besoin des choses créées.

c( Que manquerait-il donc à ce bien que vous êtes à

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