Co)ifes^io)ium \\]^, XII, cap. xxix
milité, soit à l'ignorance. Ainsi, «où est le ciel du ciel, dont parle le Psalmiste, et qui appartient au Seigneur? » Le ciel du ciel est au Seigneur; mais.il a donné la terre aux enfants des hommes. « Où est le ciel que nous ne voyons pas, auprès duquel tout ce que nous voyons n'est que terre * ? »
Que de choses nous échappent, même en ce qui concerne le ciel inférieur et la terre! Remarquons, à rencontre des païens, qu'après tout, ce n'est point là une science qui nous importe. La science vraiment humaine est la science des mœurs^ Quant àla science des corps et des mouvements des corps, elle n'est propre qu'à engendrer de l'orgueil ^ et reste indifférente à notre bonheur. Certes, « si nous devions connaître les causes des mouvements des corps, rien en ce genre ne nous intéresserait plus que ce qui se rapporte à notre santé. Mais puisque dans notre ignorance, nous faisons appel aux médecins, avec quelle patience n'est-il pas clair que nous devons ignorer tout ce qui nous est impénétrable des secrets du ciel et de la terre ^ ? »
Saint Augustin se détourne donc de la science vers l'allégorie.
Explication mystique des animaux terrestres^.
Interprétation allégorique des poissons et des baleines ^.
]* Confessionum lib. XII , cap. ii.