Ibid., cap, xxxvii
3. De Moribus Manichxorum . \\h. Il . cap. iv. -i. De Libéra Arhitriu. lib. 111 , '.•aj). \\.
et la justice, mais aussi celles qui doivent pécher; non pas afin qu'elles pèchent, mais pour servir d'ornement au tout, soit qu'elles veuillent, soit qu'elles ne veuillent pas pécher'. Ou encore, ce n'est pas, assurément, la puissance qui a manqué à Dieu pour faire l'homme tel qu'il ne pût pécher; mais il a préféré le faire capable de pécher^ s'il voulait ; de ne pas pécher, s'il ne le voulait pas; lui défendant de pécher, lui ordonnant de ne pécher pas ; de telle sorte que d'abord ce lui fût un mérite de ne pas pécher, et ensuite une juste récompense de ne pouvoir pécher ^.
En somme, de tout ce qui précède, il suit:
Que le mal n'est autre chose que la privation du bien;
Qu'il n'y a rien de mal, qu ne soit en même temps un bien;
Que le bien et le mal, quoique contraires, peuvent être simultanément dans un même objet. Les maux viennent des biens, et sont dans les biens ^.
De ces considérations tout abstraites, Augustin passe au détail des faits.
Et d'abord, qu'est-ce que le mal physique, qu'est-ce que le mal moral, en comparaison des biens physiques 1/ et moraux qui abondent dans l'univers ? Y a-t-il même des maux physiques et moraux, c'est-à-dire du désordre dans le monde?
Qu'entend-on par les maux physiques? « Plotin, philosophe platonicien, a discuté la question do la