De Libcro Arbilrio , lib. 111, cap. xvill
2. Ibid., ibid. « Siuit rêvera omni peccaïUi auimœ duo ista panialia, ifjnorantin et difficultos. »
N'est-il pas non-seulement bon , mais le bien lui-même' ?» Sans doute, la liberté vient de Dieu. Mais Dieu n'est point, pour cela, responsable des excès de la liberté. Par ses excès mêmes, la liberté engendre le mal, d'où naissent ensuite la peine et la souffrance. La liberté n'en doit pas moins être comptée au nombre des biens, et en tant que bien, elle vient de Dieu.
c( Si en effet parmi les biens du corps nous en trouvons quelques-uns dont l'homme peut ne pas faire un grand usage, nous ne disons pas néanmoins pour cela qu'ils n'auraient pas dû lui être donnés, puisque nous avouons que ce sont des biens. Comment donc nous étonner s'il y a de même dans l'âme certains biens dont nous pouvons aussi ne pas faire bon usage, mais qui, à cause qu'ils sont des biens, n'ont pu être donnés que par celui de qui procèdent tous les biens ^ ? »
On se récriera peut-être. Pourquoi Dieu, dira-t-on, ne nous a-t-il pas créés de telle manière que nous jouissions de son immuable vérité, et que nous n'eussions jamais la volonté de pécher ? Qu'on cesse ces ardentes clameurs. Si Thomme n'a pas été créé avec un libre arbitre plus parfait, c'est qu'il fallait qu'il y eût dans le monde des êtres de toute sorte et qu'il ne se rencontrât pas de solution de continuité dans le vaste système de la création ^ Aussi bien, de ce que Dieu nous a dotés du pouvoir de vouloir, il ne s'ensuit pas qu'il nous ait forcés de pécher.... Évidemment, une créature est plus excellente qui pèche parce qu'elle a