Enchiridion, cSiY>' cv
2. De Peccatorum mcriiis et remissione, lib. II, cap. xviil. (( Ipsa enim ratio, qux de us rébus a talibus quales sumns iniri potest, quemlibet noslrum quœrentem vehementer angustat^ ne sic dcfcndamus (jratiam, ut libenim arbitrium auferre videamur; rursus, ne liberum sic aS' scramus arbitrium, ut superba impietate ingratiDei gratiœ judicemur. »
gnage des Écritures, que le libre arbitre de la volonté est inhérent à l'homnae; et les mêmes Écritures enseignent divinement que la grâce de Dieu nous a été donnée , sans laquelle nous ne pouvons rien faire de bien^. » Telle est la foi véritable.
« La foi catholique consiste à ne pas nier le libre arbitre, soit pour bien vivre, soit pour vivre mal; et à ne pas croire qu'il puisse quelque chose sans la grâce, soit pour se convertir au bien, soit pour y persévérer , soit pour parvenir au bien éternel , où l'on ne craindra plus de défailUr. Ne vous écartez ni à droite ni à gauche. . . Ne défendez pas de telle sorte le libre arbitre que vous lui attribuiez des bonnes œuvres sans la grâce, et ne défendez pas de telle sorte la grâce, que vous tenant assurés d'elle, vous vous livriez au mal ^. »
Pour affirmer le libre arbitre, le Pélagianisme a nié la grâce. Voyons comment Augustin, de son côté, a cru devoir, sans nier le Kbre arbitre, affirmer la grâce.
Le Pélagianisme peut, ce semble, se ramener aux points suivants :
La nature n'a pas besoin de médecins dans les enfants, parce qu'elle est saine.
Elle n'a pas besoin du secours de la grâce dans les