‹ La philosophie de Saint AugustinChapitre 299 sur 318 · De Gratin et Libero Arbitrîo, liber unus, cap. i et sq · texte numérisé non relu

De Gratin et Libero Arbitrîo, liber unus, cap. i et sq

2. Epistola CCXV Vulentino (427). « Non sic defendatis liberum arbitrium, ut ei bona opéra sine Dei (jratia tribnatis; nec sic defendatis qratiam, ut quasi de ilhi securiy mala opéra diligatis, » Cl'. Liber de Gralia Christi, cap. xlv, xlvii. « Qiiid rn eo pelago vult mercji Velagius, unde per petram liberatus estPetrus?.. Ubide arbitrio vohuitalis et Dei gralia disputatur, ita est ad discernendum dijficilis quœstio ut quando defendiliir liberum arbitrium, negari Dei gralia videatur; quando autem asseritur Dei gralia, liberum arbitrium pulelur aiifcrri. »

adultes, parce qu'elle se suffit à elle-même pour acquérir la justice.

Les anciens sages du paganisme sont acceptés par Dieu aussi bien que les hommes pieux de la nouvelle alliance.

Il est évident, dès lors, que le Pélagianisme n'admet pas sérieusement la rédemption. Jésus-Christ lui est un modèle et non un Sauveur. Jésus-Christ n'est pas même nécessaire comme modèle, puisque la sainteté parfaite a été réalisée avant son apparition sur la terre.

C'est contre ces différentes assertions que proteste saint Augustin.

Et d'abord , il est faux que la nature humaine n'ait pas besoin de médecin dans les petits enfants, parce qu'elle est saine ^

Issus d'une masse corrompue, comment ne participeraient-ils pas de cette corruption?

On en appelle, il est vrai, avec fracas, aux enseignements de la dialectique. « Une chose qui est dans un sujet, dit-on, ne peut être sans la substance même où elle est comme dans son sujet. Et ainsi , on estime que le mal qui est dans un père, comme dans un sujet, ne peut transmettre la faute à un autre être , c'est-àdire à la descendance, où il ne parvient pas. Ce serait raisonner exactement, si le mal de la concupiscence ne parvenait point du père aux enfants; mais comme personne n'est enfanté sans ce mal , et que personne ne naît sans ce mal, comment dire que le mal ne parvient point où il passe? Ce n'est pas en effet Aristote, dont

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